MESSAGE DE LA PRÉSIDENTE

Ce numéro de NeuroEcho coïncide avec l’arrivée du printemps (enfin!), saison du changement, du renouveau et de l’espoir. En effet, les événements survenus chez NeuroScience Canada au cours des derniers mois ont laissé présager la venue de la saison printanière. Le président du Conseil, Michael J. L. Kirby nous a quittés à la fin de janvier afin de se consacrer à la présidence de la Commission de la santé mentale du Canada. Nous lui souhaitons tout le succès possible alors que la Commission se forme et se prépare à entreprendre son important travail. Suite au départ de M. Kirby, le Conseil d’administration a eu le grand plaisir d’accueillir J. Anthony Boeckh, président de Boeckn Capital Company Limited, à titre de président. M. Boeckh est un directeur très respecté, membre du Conseil d’administration depuis plusieurs années. Il apportera dévouement et leadership à la barre alors que nous nous apprêtons à lancer notre prochaine grande campagne de financement, à étoffer notre programme de recherche et à intensifier nos activités de sensibilisation.

Comme plusieurs d’entre vous le savent déjà, j’ai quitté mon poste à temps plein en tant que présidente de NeuroScience Canada à la fin de l’année dernière afin de participer à de grands projets – toujours en neuroscience – au sein d’une fondation familiale privée et d’un bureau de courtier, et afin de donner plus de temps à mes activités de bénévolat. Je demeure passionnée envers la mission de NeuroScience Canada, ses employés et ses bénévoles. Je continuerai d’y jouer un rôle en attendant la nomination d’un nouveau président car je crois fermement en l’avenir prometteur de NeuroScience Canada. Je sais que la personne qui me remplacera apportera de nouvelles idées, une nouvelle énergie, de nouveaux contacts et qu’elle continuera à collaborer étroitement avec le président du Conseil, les directeurs et le réseau des intervenants afin de guider NeuroScience Canada dans la bonne voie.

L’année 2007-2008 marque le 10e anniversaire de NeuroScience Canada et j’ai beaucoup songé à tous nos accomplissements et aux grandes possibilités à venir. Il est très difficile pour moi de laisser une organisation qui m’est aussi chère car nous nous sommes épanouies ensemble, mais tout voyage arrive tôt ou tard à destination. J’espère que le passage des saisons nous réserve tous de grands moments de bonheur et de succès.

Inez Jabalpurwala,
NeuroScience Canada


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PROGRAMMES DE RECHERCHE

Programme de régénération du cerveau

Le Programme de régénération du cerveau réunit les chercheurs canadiens de classe mondiale de partout au pays qui tentent de trouver des façons de faciliter la capacité du cerveau à être réparé ou à se régénérer. Le Programme appuie les chercheurs dans la découverte de traitements et cures pour les maladies, troubles et lésions reliés au cerveau, à la moelle épinière et au système nerveux

Trois équipes ont été subventionnées au premier concours du Programme de régénération du cerveau, où elles ont vu leurs résultats publiés dans de prestigieux journaux scientifiques. Ces équipes ont maintenant achevé leurs trois années de subvention.

Deux équipes additionnelles ont été choisies pour recevoir du financement en juin 2007 suite au deuxième concours du Programme de régénération du cerveau : L’étude des gènes responsables de la maladie de Parkinson : nouvelle convergence vers la dysfonction mitochondriale et la mort neuronale, menée par le Dr Louis-Eric Trudeau, Université de Montréal; et Exploiter les aspects bénéfiques de la réponse inflammatoire pour la régénération du système nerveux central, menée par le Dr V. Wee Yong, Hotchkiss Centre Brain Institute, Université de Calgary. Ces équipes ont débuté leur recherche le 1er octobre 2007. Comme pour les premières équipes, chaque nouvelle équipe recevra 5 millions $ par année sur une période de trois ans, plus un montant additionnel de 20 000 $ par année pour les activités de réseautage.

Pour de plus amples renseignements sur le Programme de régénération du cerveau ou sur nos chercheurs, visitez notre site Web à l’adresse suivante :
http://www.neurosciencecanada.ca/fr/Programmes_regeneration_cerveau.

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LA SEMAINE CERVEAU EN TÊTE

NeuroScience Canada, de concert avec l’Agence spatiale canadienne et Dr Dave Williams, astronaute, a célébré le 10e anniversaire de la mission spatiale Neurolab. La mission, dédiée à faire avancer la recherche en neuroscience, s’est penchée sur les effets de la microgravité sur le cerveau. Dr Williams a prononcé des allocutions à l’Université McMaster, à l’Université de Toronto et à son ancienne école secondaire, Beaconsfield High School, afin de sensibiliser les élèves et les étudiants sur l’importance de la recherche possible à bord d’une mission spatiale tout en soulignant la recherche en neuroscience et sa pertinence pour tous les Canadiens.

La tournée de conférences du Dr Williams a commencé le 11 mars 2008 à l’Université McMaster avec un discours sur la recherche en neuroscience dans l’espace. Dans sa présentation, le Dr Williams a examiné les résultats de 26 expériences scientifiques menées à bord de la mission spatiale Neurolab incluant des expériences sur la plasticité neuronale, la perception, les fonctions motrice et sensorielle de même que sur la neurobiologie du développement et les questions cliniques relatives au fonctionnement du corps humain dans l’espace. Les résultats de ces expériences ont une grande incidence sur la neuroscience clinique. Plus de 100 membres de la communauté des neurosciences ont assisté à la conférence organisée en partenariat avec le département de psychiatrie et de la neuroscience comportementale.

Nous désirons remercier le Dr Jonathan Dostrovsky (à droite), Directeur du programme en neuroscience à l'University de Toronto, et la Dre Karen Davis (au centre), chef de la division Brain, Imaging and Behaviour-Systems Neuroscience au Toronto Western Research Institute, pour l'aide précieuse qu'ils nous ont accordée afin d'organiser la conférence à l'Université de Toronto. (À gauche: Dr Dave Williams)

 

Dr Williams a ensuite donné une conférence à l’Université de Toronto le 26 mars sur le cerveau dans l’espace. Il a expliqué les nombreux changements neurologiques que subissent les astronautes en espace et suite à leur retour sur Terre. Il a aussi comparé les similitudes et les différences des changements observés chez les astronautes et les patients souffrant de troubles neurologiques.

En dernier lieu, le Dr Williams a terminé sa tournée à son ancienne école secondaire, Beaconsfield High School, le 31 mars. Il a décrit ses expériences dans l’espace et sa recherche à bord de la mission Neurolab aux élèves de 3e et 4e secondaire qui ont grandement apprécié ses propos fort inspirants.

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ACTIVITÉS DE SENSIBILISATION

Sommet national des groupes d’intervenants en neuroscience

Suite à la publication du rapport sur le processus de consultation des tables rondes, NeuroScience Canada et ses partenaires ont organisé un symposium national d’intervenants en neuroscience, le mercredi 12 décembre au Centre MaRS à Toronto. La rencontre était divisée en trois parties : 1. Un mot d’ouverture de NeuroScience Canada ainsi qu’un aperçu des conclusions du rapport et des recommandations ont été présentés afin d’en discuter et d’apporter des commentaires additionnels. 2. Un document préliminaire (distribué au préalable) présentant une ébauche de la mission, des objectifs, des actions, du financement, etc. a été examiné et discuté. 3. En dernier lieu, l’astronaute Dr Dave Williams (qui appuie la coalition) a donné une présentation spéciale sur les aspects de la recherche en neuroscience liés au secteur spatial.

La réunion a connu des résultats très positifs. Voici les principaux points sur lesquels les participants se sont entendus :

• La coalition doit rassembler les domaines de la neurologie et la psychiatrie, de même que les lésions de la moelle épinière et la douleur chronique;
• La coalition doit être aussi inclusive que possible et accueillir les scientifiques, les médecins et les organisations bénévoles de la santé;
• Pour ce qui est de la structure et la direction, la coalition doit évaluer des modèles tels que la Society for Neuroscience, la European Brain Council et la Société canadienne du cancer afin de profiter de leurs réussites;
• Pour ce qui est de l’image de marque, la coalition doit s’identifier au cerveau et non aux neurosciences car le terme cerveau est mieux compris par le grand public; et
• La coalition doit commencer par éduquer le public sur les maladies du cerveau en élaborant et en lançant des campagnes de sensibilisation. Les organisations ciblant des maladies particulières et les autres regroupements ont très bien reçu l’idée de participer à une campagne du genre.

La réunion a marqué un pas considérable vers l’avant car elle a confirmé la volonté de collaborer en tant que coalition dans un même but. La présentation de Dr Williams a renforcé le message de NeuroScience Canada soulignant la valeur d’une collaboration dans la communauté des neurosciences et le besoin d’éduquer le public sur la recherche en neuroscience.

 

PROFIL D'UN CHERCHEUR

Dr V. Wee Yong

Nous vous présentons le Dr V. Wee Yong, professeur aux départements d’oncologie et de neuroscience clinique à l’Université de Calgary, et chef d’équipe d’un projet de recherche du Programme de régénération du cerveau intitulé Exploiter les aspects bénéfiques de la réponse inflammatoire pour la régénération du système nerveux central.

1. Qu’est-ce qui vous a poussé à poursuivre une carrière scientifique?


Depuis mon plus jeune âge, j’ai toujours été intéressé par les découvertes. J’étais de ceux qui espéraient secrètement que tout n’avait pas encore été inventé afin qu’il reste des choses pour moi à découvrir une fois rendu adulte.

2. Qu’est-ce que vous aimez le plus de votre travail?


L’incroyable flexibilité qui m’accorde la capacité d’entreprendre des thèmes de recherche reliés à la sclérose en plaques et aux autres troubles neurologiques de mon domaine. Il n’y a aucun obstacle qui m’empêche de passer d’un aspect de recherche à un autre lorsque les résultats accumulés me guident dans mon parcours. Cette flexibilité de l’environnement de recherche qui permet de comprendre un but est vraiment rafraîchissante.

3. Quels sont vos autres intérêts?

J’aime bien jouer au squash, mais une blessure récente m’a forcé à arrêter quelque temps, n’ayant plus vingt ans! C’est un sport que j’apprécie même si je ne suis pas très bon -- je me fais battre à plate couture par mes trois filles qui sont championnes nationales au programme canadien de squash junior. J’aime aussi relaxer et profiter des doux moments de la vie mais je dois avouer ne pas le faire assez souvent.

4. Quelles questions scientifiques contemporaines vous inquiètent le plus?

Je suis très préoccupé à essayer de protéger le système nerveux des blessures subséquentes dans les cas de sclérose en plaques ou de lésions de la moelle épinière. Je suis aussi très enthousiaste à l’idée de trouver des façons de régénérer le système nerveux endommagé.

5. Quelles sont des applications possibles de votre recherche?

J’espère que ma recherche pourra aider à réduire l’invalidité causée par la sclérose en plaques et les lésions de la moelle épinière. La régénération est une autre application possible qui permettrait de retrouver certains fonctionnements jusqu’alors perdus.

6. Des questions éthiques se posent sur certains aspects de la recherche neuroscientifique – la recherche sur les cellules souches embryonnaires par exemple. D’autres questions morales se sont-elles posées au cours de votre recherche et si oui, de quelle façon les avez-vous adressées?

Travailler avec des modèles animaux pour l’étude de maladies a toujours été une question épineuse dans ma recherche. Je fais en sorte que le personnel de laboratoire se comporte sans aucune cruauté envers les animaux. Dans la présentation de mes travaux au grand public, il m’est arrivé de m’excuser d’avoir à utiliser des animaux tout en soulignant le fait que nous n’avons pas le choix. C’est une étape indispensable si nous voulons faire passer une possibilité de traitement du laboratoire à la clinique.

7. Qu’est-ce que la subvention de NeuroScience Canada vous a permis de faire qui vous aurait été impossible autrement? Quelle est la différence entre cette subvention et d’autres possibilités de financement?

La subvention de Neuroscience Canada me permet de collaborer avec une équipe de scientifiques et de cliniciens dans une action concertée visant la régénération du système nerveux. En outre, elle nous a permis d’essayer des projets qui offrent un potentiel énorme malgré de grands risques, tout en y combinant une variété de techniques afin d’atteindre notre objectif de réparer le système nerveux. Cette subvention se démarque des autres types de financement parce qu’elle encourage la collaboration et le travail d’équipe, et qu’elle favorise des résultats concrets.



FÉLICITATIONS!

L’édition 2007 du Top 100 : Les Canadiennes les plus influentes

La présidente de NeuroScience Canada, Inez Jabalpurwala, a été nommée parmi les Top 100 Canadiennes les plus influentes de 2007 par le Réseau des femmes exécutives. Les prix du Top 100 célèbrent les réalisations extraordinaires de Canadiennes d’un océan à l’autre dans divers secteurs d’activités. Mme Jabalpurwala a été nommée lauréate dans la catégorie Pionnières et créatrices de tendances lors d’une cérémonie à Toronto le 21 novembre dernier. Félicitations pour ce prix bien mérité.


EN MÉMOIRE

Dr Alaa El-Husseini

 

 

Dr Alaa El-Husseini (à droite) avec les membres de son équipe du Programme de régénération du cerveau lors de notre Assemblée générale annuelle le 23 mais 2007. De gauche à droite: Dr Stephen S.G. Ferguson; Dr Ridha Joober; Dr Yu Tian Wang; Dr Anthony G. Phillips.

 

 

 

NeuroScience Canada et tout son entourage ont été extrêmement attristés par le décès soudain du Dr Alaa El-Husseini survenu le 23 décembre 2007. Dr Husseini était un membre très estimé de l’équipe du Dr Yu Tian Wang, de l’Université de la Colombie-Britannique, subventionnée par NeuroScience Canada. La communauté des neurosciences se souviendra du Dr Husseini pour ses importantes contributions et son impact sur la qualité de la recherche en neuroscience au Canada.

 

Si vous avez des commentaires ou des questions sur le contenu de ce numéro, contactez-nous.

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