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Programme de régénération
du cerveau

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Mission

La mission du Programme de régénération du cerveauMC de NeuroScience Canada était d’accélérer le processus allant de la recherche « transformative » à la découverte et à la mise au point de nouveaux traitements et de nouvelles thérapies pour les personnes atteintes de maladies ou de troubles neurologiques ou psychiatriques. Pour ce faire, nous avons accordé du financement aux équipes de chercheurs œuvrant dans divers domaines et établissements qui offraient les meilleures chances de faire avancer rapidement la régénération du cerveau.

La régénération du cerveau

La régénération du cerveau est un nouveau secteur de recherche interdisciplinaire et coopérative centrée sur l’exploration de l’aptitude du cerveau à être réparé ou à s’autorégénérer. Ce secteur de recherche est appelé à avoir un impact non seulement sur des troubles neurologiques comme l’accident vasculaire cérébral, mais aussi sur la maladie mentale et la toxicomanie, cette dernière étant de plus en plus reconnue comme la conséquence de déséquilibres chimiques et moléculaires du cerveau susceptibles d’être corrigés par des stratégies de régénération.

Les connaissances de plus en plus grandes et les nouvelles technologies visant les diverses disciplines identifient les mécanismes communs régissant les processus de régénération, de restructuration, de remodélisation et de rétablissement du fonctionnement du cerveau. Le défi consiste à coordonner les divers éléments de nouvelles connaissances et de les traduire en stratégies de régénération et de rétablissement qui pourraient être applicables à plusieurs maladies et troubles du cerveau et du système nerveux.

Premier concours du Programme de régénération du cerveau

En novembre 2003, NeuroScience Canada lançait le Programme de régénération du cerveau avec 8 millions $ dans le but d’accélérer l’excellente et novatrice recherche entreprise dans ce domaine. En 2004, trois équipes de chercheurs ont reçu chacune 1,5 million $ par année sur une période de trois ans, plus un montant additionnel de 20 000 $ par année pour les activités de réseautage. Leur recherche étudie toute la gamme des troubles neurologiques et psychiatriques, de même que les lésions de la moelle épinière et la douleur chronique.

Les trois équipes du premier concours du Programme de régénération du cerveau ont achevé trois années de subvention. Le financement alloué par NeuroScience Canada leur a permis de réaliser des percées importantes. Toutes les équipes ont vu leurs résultats publiés dans de prestigieux journaux scientifiques.

Approches nouvelles pour réparer la substance blanche du système nerveux central

Résultats
Les cellules souches procurent une toute nouvelle source de cellules pour la réparation du cerveau et du système nerveux endommagés. Dre Miller et son équipe ont constaté que des cellules souches isolées du derme, la couche interne de la peau sous l’épiderme, peuvent générer des cellules du système nerveux qui, lorsque mises dans des souris avec des lésions de la moelle épinière, rétablissent fonction et mouvement aux membres. La prochaine étape du projet tentera de déterminer si les cellules de peau humaine peuvent réparer les lésions sévères et chroniques de la moelle épinière chez les animaux avant de passer à l’étape des tests cliniques.

Impact
Les cellules souches de la peau sont faciles à isoler et ne seront pas rejetées si elles proviennent d’une personne avec une lésion de la moelle épinière comparativement aux cellules d’une autre personne. Les cellules souches de la peau sont donc une source excitante et prometteuse de cellules accessibles dans le traitement des nerfs endommagés.

Équipe
Chef d’équipe : Dre Freda Miller, Université de Toronto
Membres : Dr David Kaplan, Université de Toronto; Dr Wolfram Tetzlaff, Université de la Colombie-Britannique; Dr Samuel Weiss, Université de Calgary

Publications
Le 5 septembre 2007, Journal of Neuroscience –
Skin-Derived Precursors Generate Myelinating Schwann Cells That Promote Remyelination and Functional Recovery after Contusion Spinal Cord Injury
Le 14 juin 2006, Journal of Neuroscience –
SKPs generate myelinating Schwann cells for the injured and dysmyelinated nervous system
Le 8 décembre 2005, Neuron –
P63 Is an Essential Proapoptotic Protein during Neural Development

La transformation de la recherche sur la douleur chronique

16 novembre 2008
Des chercheurs de NeuroScience Canada découvrent une nouvelle thérapie pour la douleur chronique.

Résultats
Imaginez être incapable de porter une chemise ou de supporter la caresse d’une légère brise parce que de tels stimuli inoffensifs vous causent une douleur insoutenable. Des millions de personnes partout dans le monde vivent cette situation à tous les jours. Il s’agit de la douleur neuropathique -- la plus débilitante de toutes les douleurs. La douleur neuropathique survient souvent suite à une lésion faite à un nerf et peut causer des complications dans toutes sortes de maladies, notamment le cancer, le sida et le diabète. Cette forme de douleur est presque toujours résistante aux traitements disponibles, même aux puissants narcotiques. L’équipe a franchi une importante étape en prouvant qu’un fonctionnement défectueux au niveau de la moelle épinière cause la douleur neuropathique. Ils ont découvert qu’un type de cellule dans la moelle épinière, les microglies, deviennent actives suite à une blessure alors que l’on croyait qu’elles ne réagissaient qu’aux infections virales et bactériennes. Une fois activées, les microglies émettent des signaux chimiques qui stimulent les cellules dans la voie nerveuse de la moelle épinière les causant à envoyer des messages au cerveau même si la peau est stimulée de façon inoffensive. Le cerveau interprète alors des messages communiquant de la douleur et non une stimulation bénigne.

Impact
L’équipe a découvert des cellules, molécules et gènes jouant un rôle dans la douleur neuropathique. Ces nouvelles connaissances mèneront vers des progrès continus non seulement dans les traitements mais aussi dans le diagnostic de la douleur neuropathique chez ceux qui souffrent.

Équipe
Chef d’équipe : Dr Michael W. Salter, Université de Toronto
Membres : Dre Karen D. Davis, Université de Toronto; Dr Yves De Koninck, Université Laval; Dr Jeffrey Mogil, Université McGill; Dr Min Zhuo, Université de Toronto

Publications
Le 27 septembre 2007, Molecular Pain -
Transformation of the output of spinal lamina I neurons after nerve injury and microglia stimulation underlying neuropathic pain
Le 15 novembre 2006, Pain -
Spinal microglia and neuropathic pain in young rats
Le 15 décembre 2005, Nature -
BDNF from Microglia Causes the Shift in Neuronal Anion Gradient Underlying Neuropathic Pain


Nouvelles stratégies thérapeutiques visant à réparer les anomalies cérébrales liées aux troubles psychiatriques

Résultats
La perturbation de la communication entre les cellules du cerveau est à la base de nombreux troubles psychiatriques et neurologiques. La plupart des médicaments utilisés présentement pour traiter ces troubles ne fonctionnent pas de façon précise car ils réparent la communication dans tout le cerveau. L’équipe a terminé des études de démonstration des principes en vue d’élaborer une nouvelle méthode dans le traitement de ces troubles afin de rétablir le fonctionnement normal du cerveau sans causer d’effets indésirables.

La communication entre les cellules du cerveau est essentielle au fonctionnement normal du cerveau. Il est suggéré que la perturbation de ce processus est à la base de nombreux troubles psychiatriques dont la toxicomanie, la schizophrénie, l’autisme et la déficience mentale. La plupart des médicaments utilisés présentement pour traiter ces troubles ne fonctionnent pas de façon précise car ils réparent la communication dans tout le cerveau. Bien que les symptômes soient diminués, ces thérapies entraînent une quantité d’effets indésirables. L’équipe a terminé des études de démonstration des principes en vue d’élaborer une nouvelle méthode dans le traitement de ces troubles par laquelle les médicaments pourront cibler avec précision les processus en besoin de réparation afin de rétablir le fonctionnement normal du cerveau sans causer d’effets indésirables.

Impact
Les résultats de cette recherche peuvent mener vers de nouveaux médicaments qui, n’ayant pas d’effets secondaires négatifs, pourront améliorer la qualité de vie des patients souffrant de troubles neurologiques et psychiatriques tels que la toxicomanie, la maladie d’Alzheimer, l’autisme, la déficience mentale et la schizophrénie.

Équipe
Chef d’équipe : Dr Yu Tian Wang, Université de la Colombie-Britannique
Membres : Dr Stephen S.G. Ferguson, Université de Western Ontario; Dr Alaa El-Husseini, Université de la Colombie-Britannique; Dr Ridha Joober, Université McGill;
Dr Anthony G. Phillips, Université de la Colombie-Britannique

Publications
Le 25 juin 2007, Nature NeuroScience -
Hippocampal long-term depression mediates acute stress-induced spatial memory retrieval impairment

Le 16 février 2006, Neuron
A Preformed Complex of Postsynaptic Proteins Is Involved in Excitatory Synapse Development

Le 25 novembre 2005, Science
Nucleus Accumbens Long-Term Depression and the Expression of Behavioral Sensitization

Deuxième concours du Programme de régénération du cerveau

Le deuxième concours du Programme de régénération du cerveau a été lancé en 2006 grâce à un don exemplaire de 1,5 million $ fait par la WB Family Foundation (famille T. Robert Beamish). À travers ce processus, deux équipes additionnelles ont été choisies pour recevoir du financement en juin 2007.

Étude des gènes responsables de la maladie de Parkinson: nouvelle convergence vers la dysfonction mitochondriale et la mort neuronale.

Ce projet de recherche mené par le Dr Louis-Éric Trudeau de l’Université de Montréal étudie la maladie de Parkinson. Cette maladie entraîne la dégénérescence des cellules du cerveau appelées neurones qui produisent la dopamine comme neurotransmetteur. Il en résulte une perturbation dramatique et irréversible du fonctionnement des systèmes du cerveau qui contrôlent le mouvement. Bien que nous ne connaissions pas toutes les causes de la maladie, au cours des dernières années de nombreuses découvertes ont démontré la production de protéines anormales dans le cerveau de gens atteints de la maladie de Parkinson.

Le Dr Trudeau et son équipe tentent d’expliquer pourquoi ces perturbations génétiques entraînent la mort des neurones produisant la dopamine. Leur plus importante piste à suivre est que toutes les protéines anormales finissent par nuire d’une façon ou d’une autre aux mitochondries, ces nombreux petits organites dans les neurones. La dysfonction des mitochondries pourrait alors causer une perturbation de la physiologie neuronale et envoyer des signaux induisant la mort cellulaire. Il est possible que d’autres maladies neurodégénératives envoient aussi des signaux semblables. Afin d’éclaircir cette énigme, l’équipe réunit trois chercheurs spécialisés dans la biologie moléculaire des maladies neurodégénératives (Dr Edward Fon, Institut neurologique de Montréal ; Dr David S. Park et Dr Michael Schlossmacher, Université d’Ottawa), un chercheur spécialisé en génétique du développement neuronal (Dr Yong Rao, Centre de recherche en neurosciences, Université McGill), une scientifique qui s’intéresse aux mitochondries (Dre Heidi McBride, Institut de cardiologie de l’Université d’Ottawa), et un expert en physiologie et pharmacologie des neurones produisant la dopamine (Dr Louis-Éric Trudeau, Université de Montréal).

Les scientifiques membres de cette équipe multidisciplinaire pourront combiner leurs efforts dans le but d’identifier les mécanismes qui deviendront de nouvelles cibles dans l’élaboration de traitements non seulement pour la maladie de Parkinson mais aussi pour plusieurs autres maladies dégénératives dont la maladie d’Alzheimer et les accidents vasculaires cérébraux où on remarque aussi la mort anormale des neurones du cerveau.

Au cours de la première année de la subvention, l’équipe aura comme objectif d’évaluer l’impact de diverses mutations génétiques associées à la maladie de Parkinson sur le fonctionnement des organites intracellulaires appelés mitochondries et des neurones, particulièrement les neurones du cerveau produisant la dopamine. L’équipe concentrera ses premiers efforts sur les gènes LRRK2, DJ-1, Pink1 et Parkin. Des expériences seront effectuées sur des neurones de souris et de la mouche. Les Drs Yong et Park vont mettre au point de nouvelles approches pour inactiver la fonction de ces gènes chez la mouche et développer des tests comportementaux permettant d’évaluer l’impact fonctionnel. Les Drs Park et McBride vont poursuivre leurs efforts récents pour mettre au point de nouvelles approches permettant de mesurer les diverses fonctions mitochondriales. Les Drs Fon, Trudeau et Schlossmacher vont concentrer leurs premiers efforts sur le gène Parkin et vont évaluer l’impact de sa délétion sur la fonction mitochondriale et la physiologie des neurones à dopamine, l’étude des protéines avec lesquelles Parkin interagit, et la régulation de son expression. Ces études mèneront vers une plus grande compréhension des causes des lésions cérébrales dans le contexte de la maladie de Parkinson et autres troubles neurodégénératifs.
Progrès - deuxième année

Les découvertes les plus significatives enregistrées par l’équipe démontrent que les perturbations au niveau des gènes Parkin et DJ-1 altèrent la structure des mitochondries. Comme la forme et la structure interne est importante dans la production d’énergie chez les mitochondries, l’équipe tentera alors de comprendre comment les mutations et les changements de ces gènes perturbent la fonction mitochondriale. Les chercheurs ont observé que les mutations dans le gène Parkin perturbent la capacité des neurones à produire la dopamine. Une autre découverte significative rapportée dans le prestigieux journal Proceedings of the National Academy of Sciences, démontre que le gène Pink1 est nécessaire à la survie des cellules nerveuses du cerveau. En dernier lieu, l’équipe a identifié des protéines présentes dans les cellules qui régulent la fonction des gènes Parkin, DJ-1 et Pink1, permettant une première approche vers l’élaboration de nouveaux traitements pour cette maladie.

Exploiter les aspects bénéfiques de la réponse inflammatoire pour la régénération du système nerveux central.

Ce projet de recherche vise à étudier les effets bénéfiques de la réponse immunitaire dans le système nerveux central (SNC). Ce système est composé de deux parties distinctes, l’immunité innée et l’immunité acquise. L’immunité innée est la première à détecter les infections et à y réagir. Une bonne défense innée est un processus physiologique normal et essentiel pour réagir aux blessures et aux infections. Les microglies sont les cellules responsables de la réponse immunitaire innée dans le SNC. Lorsque celui-ci est blessé, un autre type de cellules de l’immunité innée, les macrophages, pénètrent le cerveau et la moelle épinière. L’étude va d’abord se pencher sur le rôle des cellules immunitaires innées dans les lésions du SNC et la progression des maladies neurodégénératives et de la myéline. L’étude de la contribution du système immunitaire inné à l’amélioration de la santé du SNC est très récente. L’équipe de chercheurs suggère qu’une activation immunitaire bien réglée du SNC peut faciliter la réparation des neurones endommagés durant les lésions et les maladie du SNC.

Le projet de recherche est mené par le Dr V. Wee Yong de l’Université de Calgary. Les membres de l’équipe sont le Dr Luanne Metz, Université de Calgary; Dr Christopher Power, Université de l'Alberta; Dr Peter Stys, Université de Calgary; Dr Fiona Costello, Université de Calgary; et Dr Serge Rivest, Université Laval. L’équipe cherche à cerner les conditions sous lesquelles une réponse inflammatoire propice encourage la guérison ; elle tente aussi de capter les aspects bénéfiques du système immunitaire pouvant favoriser la régénération de la gaine de myéline. L’approche est transformationnelle car elle promet de mettre au point de nouveaux moyens qui faciliteront la régénération du SNC. Cette recherche est pertinente dans le rétablissement de plusieurs troubles neurologiques dont les lésions de la moelle épinière, la sclérose en plaques et l'élimination des protéines toxiques dans la maladie d’Alzheimer.

Au cours de la première année de la subvention, l’équipe tentera de remanier les réactions inflammatoires afin de freiner les aspects nuisibles de l’inflammation sur le système nerveux tout en favorisant les aspects bénéfiques avec l’espoir qu’ils entraînent des effets positifs. Au cours de la première année, les laboratoires des Drs Power, Rivest et Yong vont collaborer afin de générer différents sous-ensembles de cellules inflammatoires qui seront testées sur des cultures de neurones et dans une préparation de tranches de moelle épinière avec l’aide de Dr Stys. Les chercheurs tâcheront de déterminer si les cellules inflammatoires endommagent les axones par un phénomène d’excitotoxicité. Ces expériences examineront le rôle d’un sous-ensemble immunitaire particulier sur l’intégrité neuronale et visent à élaborer des stratégies de neuroprotection pour prévenir les dommages aux neurones et aux nerfs. Afin d’étoffer cette recherche, l’équipe clinique des Drs Costello et Metz examineront des patients souffrant d’une inflammation du nerf optique à l’aide d‘un instrument ophthalmologique, la tomographie par cohérence optique (TCO). L’installation de l’appareil TCO et la formation du personnel sont prévues pour la première année. En outre, les Drs Costello et Metz commenceront le suivi longitudinal de patients souffrant de sclérose en plaques (SP) dans une étude de longue haleine afin de définir la relation entre l’inflammation du nerf optique, la perte de fibre nerveuse et la possibilité de guérison. Ces études cliniques vont préparer le terrain pour la planification d’essais, non seulement pour la neuroprotection mais aussi pour la réparation car un troisième volet de l’équipe du Dr Yong tente d’encourager la remyélinisation (réparation de la myéline) dans des modèles de démyélinisation.
Dans cette optique, la première année marquera le début d’une collaboration entre les Drs Stys, Rivest, Power et Yong sur les stratégies de réparation. Par ailleurs, les propriétés bénéfiques d’un système immunitaire normal et en santé seront exploitées afin de stimuler la réparation. Étant donné qu’il est de plus en plus admis que l’inflammation joue un rôle vital dans les blessures et la guérison, les expériences sont généralement pertinentes non seulement pour les processus d’inflammation tels que la SP et les accidents cérébrovasculaires, mais aussi pour ce qui est du vieillissement normal.
Progrès - deuxième année

Dr Yong et son équipe ont identifié de nouveaux agents qui protègent le cerveau contre les blessures, notamment le rayonnement ultraviolet et la vitamine D (Sloka et coll., soumis). Ils ont trouvé une étroite corrélation entre l’exposition aux rayons du soleil à certains endroits de la Terre et le risque diminué de sclérose en plaques. Une découverte particulièrement intéressante démontre que la vitamine D empêche les cellules nuisibles du système immunitaire – les lymphocytes T – de détruire les cellules nerveuses. Ils ont aussi trouvé que les lymphocytes T régulateurs, soit les cellules bénéfiques du système immunitaire, peuvent protéger le cerveau de souris contre les lésions causées par l’inflammation si les souris sont exposées en bas âge à une bactérie pathogène (Ellestad et coll., J Immunol, sous presse). En outre, dans le contexte des lésions de la moelle épinière chez la souris, ils ont conclu qu’un autre type de cellule inflammatoire, les neutrophiles, jouent un rôle bénéfique dans la coordination des réponses de guérison dans les tissus blessés (Stirling et coll., 2009). Dans un deuxième axe de recherche, ils ont exploré diverses approches pour favoriser la réparation de la myéline, la gaine protectrice des cellules nerveuses qui est endommagée dans les cas de sclérose en plaques causant l’apparition des symptômes. Ils ont identifié des médicaments qui activent les microglies, ces cellules du cerveau responsables de nettoyer les débris accumulés à la suite d’une lésion qui empêchent la réparation. De futures expériences détermineront si ces thérapies sont capables de réparer la moelle épinière blessée chez la souris. Le cas échéant, ils pourront entamer des essais cliniques chez les humains grâce à des médicaments déjà approuvés. Un modèle souris utilisé pour étudier la maladie d’Alzheimer a servi dans une autre série d’expériences tentant d’exploiter les bienfaits de l’inflammation. Ces souris produisent un surplus de protéine A-bêta qui est alors déposé dans le cerveau et cause des changements neuropathologiques semblables à ceux observés dans la maladie d’Alzheimer. Le facteur de stimulation de colonie de macrophages utilisé pour traiter les souris rassemble les microglies dans le cerveau pour le débarrasser des dépôts toxiques de protéine A-bêta améliorant ainsi la neuropathologie et les changements de comportement (Boissonneault et coll., 2009). En dernier lieu, leur recherche clinique va bon train. Ils ont trouvé une nouvelle façon de définir le degré de gravité de la sclérose en plaques à l’aide d’un examen de la vue où ils mesurent les changements au niveau des cellules nerveuses des yeux. Ils recrutent des patients afin de déterminer si cet examen peut être utilisé en essai clinique afin d’évaluer de nouveaux traitements pour la maladie.