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Dre Miller
Substance blanche et le système nerveux central - Approches nouvelles
Plusieurs des cellules nerveuses du corps sont recouvertes d’une gaine protectrice, la myéline, qui permet la transmission rapide de l’influx nerveux. Deux types de cellules produisent la myéline; les oligodendrocytes et les cellules de Schwann. La démyélinisation se produit lorsque cette gaine protectrice est détruite; la fonction nerveuse est alors compromise. Bien que la démyélinisation est surtout associée à la sclérose en plaques, elle est aussi impliquée dans d’autres troubles neurologiques et psychiatriques tels que la schizophrénie et les lésions à la moelle épinière. Le terme substance blanche décrit aussi les parties du cerveau et de la moelle épinière qui contiennent beaucoup de fibres nerveuse myélinisées. C’est la substance blanche qui a la responsabilité de transmettre l’information dans le corps.
L’objectif de Dre Miller et de son équipe est de tenter de réparer les dommages faits aux cellules démyélinisées en utilisant une approche basée sur l’utilisation de cellules embryonnaires. Dans le cadre de cette recherche, des oligodendrocytes et des cellules de Schwann embryonnaires seront transplantés dans une moelle épinière endommagée afin de voir s’il se produira une remyélinisation et une amélioration subséquente de la fonction nerveuse. Cette recherche permettra non seulement de générer de l’information pertinente pour ce qui est des lésions à la moelle épinière mais elle permettra aussi d’évaluer si cette méthode de transplantation peut être utilisée pour d’autres troubles de la substance blanche.
De plus, les recherches tenteront de découvrir comment assurer la survie des oligodendrocytes afin de prévenir la mort de ces cellules importantes lors de conditions de détérioration neurologique, ainsi que d’encourager leur survie à la suite d’une transplantation. Ces études ont de fortes chances de mener vers le développement de thérapeutiques de petite molécule pour le traitement de troubles causant la démyélinisation comme la sclérose en plaques, la schizophrénie et les lésions à la moelle épinière.
Dr Salter
La transformation de la recherche sur la douleur chronique au Canada
La douleur nuit à des millions de personnes dans le monde entier et a d’importantes conséquences négatives sur la qualité de la vie. Lorsqu’elle est non traitée, la douleur est la plus grande cause d’incapacité qui porte atteinte à la vie. La douleur aiguë est une sensation normale déclenchée par le système nerveux pour prévenir le corps d’une blessure. Par contre, la douleur chronique est une douleur qui dure au-delà du temps normal de guérison d’une blessure ou d’une maladie, dans certains cas elle se manifeste même sans raison. Ce type de douleur n’exerce aucun rôle utile ou protecteur.
La douleur neuropathique est une douleur chronique qui est présente à la suite d’une lésion nerveuse ou d’une maladie alors que les dommages originaux ne paraissent plus. Elle est extrêmement débilitante et résiste aux traitements disponibles. On peut constater une douleur neuropathique chez les patients atteints de diabète, de cancer, de VIH et autres troubles.
L’objectif du Dr Salter et de son équipe est d’obtenir de nouveaux aperçus sur les mécanismes génétiques, moléculaires et cellulaires qui pourraient expliquer pourquoi la douleur devient chronique et comment l’information de la douleur chronique est entreposée et traitée au niveau du cerveau. Ces nouvelles connaissances permettront d’améliorer les méthodes diagnostiques, thérapeutiques et de gestion pour les patients atteints de douleur neuropathique. En comprenant ces mécanismes, il serait possible de mettre au point une nouvelle génération de médicaments capables de cibler sélectivement la douleur chronique, la traiter et réparer les dommages neurologiques.
En démontrant une perturbation de la fonction cérébrale et les composantes génétiques de la douleur chronique, cette recherche aidera à diminuer la stigmatisation liée à la douleur chronique. De plus, les patients atteints de douleur chronique souffrent souvent de dépression, donc toute amélioration de la maîtrise de la douleur apportera une amélioration générale de la santé mentale.
Dans un sens plus large, les mécanismes moléculaires analysés dans cette recherche sont pertinents pour étudier d’autres troubles du système nerveux central y compris la maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson et autres maladies neuroinflammatoires.
Dr Wang
Nouvelles stratégies thérapeutiques visant à réparer les anomalies cérébrales liées aux troubles psychiatriques
La communication entre les cellules du cerveau est essentielle pour une fonction cérébrale normale. Les cellules saines répondent aux signaux de messagers chimiques qui stimulent ou inhibent l’activité du cerveau. Les théories courantes indiquent que les troubles psychiatriques tels que la toxicomanie, la schizophrénie, l’autisme et la déficience mentale ont comme source un déséquilibre de ces messagers chimiques menant à une perturbation dans la façon dont les cellules du cerveau communiquent entre elles.
Présentement, les médicaments disponibles pour traiter les troubles psychiatriques ciblent souvent bon nombre de récepteurs partout dans le cerveau. Bien que ces composés aient fait preuve d’efficacité thérapeutique parmi des sous-groupes de patients, ils ont aussi entraîné des effets secondaires négatifs qui en limitent l’usage. En conséquence, il y a un urgent besoin de nouvelles pharmacothérapies conçues pour cibler des mécanismes cérébraux spécifiquement impliqués dans divers aspects des maladies psychiatriques.
Dr Wang et son équipe examinent une nouvelle méthode de traitements pour ces troubles où de petits peptides peuvent cibler des processus subcellulaires qui perturbent l’équilibre des messagers chimiques et ainsi rétablir une communication normale entre les cellules du cerveau. Le dysfonctionnement de la communication normale entre les cellules du cerveau est lié aux maladies psychiatriques et cette nouvelle classe de médicaments est conçue pour restaurer un fonctionnement normal d’une façon très spécifique qui atténuera les effets secondaires négatifs. Le but premier de l’équipe est de mettre au point une thérapie pour traiter la toxicomanie, cependant, les principes sous-jacents des effets de ces nouveaux médicaments pourraient mener aux développements de traitements semblables pour d’autres maladies neurologiques et neuropsychiatriques comme la maladie d’Alzheimer, l’autisme, la déficience mentale et la schizophrénie.