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Étude des gènes responsables de la maladie de Parkinson: nouvelle convergence vers la dysfonction mitochondriale et la mort neuronale

Étude des gènes responsables de la maladie de Parkinson: nouvelle convergence vers la dysfonction mitochondriale et la mort neuronale

Aperçu du projet

De récentes recherches ont identifié cinq gènes associés aux formes familiales de la maladie de Parkinson, affection causant une incapacité motrice importante et la mort des cellules nerveuses dopaminergiques du cerveau. Les gènes impliqués sont les alpha synucléine, parkin, DJ-1, Pink1 et LRRK2. Il est remarquable qu’ils soient tous liés directement ou indirectement au fonctionnement des mitochondries, ces petits organites des neurones. L’équipe de recherche dirigée par Louis-Éric Trudeau de l’Université de Montréal a entamé des projets afin d’étudier de façon systématique ces gènes et leurs effets sur la fonction mitochondriale ainsi que sur la physiologie et la survie neuronales.

Résultats

Les chercheurs ont concentré leur attention sur l’évaluation de l’impact des mutations géniques LRRK2, DJ-1, Pink1 et Parkin sur la fonction mitochondriale et la fonction neuronale, en particulier sur les cellules du cerveau qui sécrètent la dopamine. Des expériences ont été menées sur des neurones de souris ainsi que sur une mouche, la drosophile, un système modèle unique et puissant. V. Wee Yong et David Park ont travaillé à la mise au point de nouvelles approches pour inactiver la fonction de ces gènes chez la mouche et développer des tests comportementaux permettant d’évaluer l’impact fonctionnel. David Park et Heidi McBride poursuivent leurs efforts récents pour mettre au point de nouvelles approches permettant de mesurer les diverses fonctions mitochondriales. Enfin, le Dr Ted Fon, Louis-Éric Trudeau et le Dr Michael Schlossmacher ont concentré leurs premiers efforts sur le gène Parkin et évaluent l’impact de sa délétion sur la fonction mitochondriale et la physiologie des neurones à dopamine, l’étude des protéines avec lesquelles Parkin interagit, et la régulation de son expression. Ces travaux ont abouti à de nombreuses découvertes fascinantes qui ont fait l’objet d’un article dans plusieurs revues internationales et un chapelet d’autres articles devrait paraître cette année.

Après trois années de collaboration fructueuse, l’équipe s’est beaucoup rapproché de son objectif visant à évaluer l’impact des mutations géniques LRRK2, DJ-1, Pink1 et Parkin sur la fonction mitochondriale et la fonction neuronale, en particulier sur les cellules du cerveau qui sécrètent la dopamine.

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