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Lancement du 20ème anniversaire de la Fondation Brain Canada à l’assemblée générale annuelle 2018 – Le 6 juin à Toronto

Nouvelles | 18 Juin 2018

 

L’assemblée générale annuelle de la Fondation Brain Canada a eu lieu le 6 juin 2018 à Toronto. Cette année, le thème de l’assemblée « La science sans barrières ni frontières » véhiculait notre message de collaboration en science. Notre programme de recherche se veut le trait d’union entre les gens, les laboratoires et les plateformes afin d’accélérer la cadence des découvertes et de favoriser l’innovation, et ce, à l’échelle du pays ainsi que des institutions, organisations et secteurs.

 

Plus de 60 membres des communautés académiques, philanthropiques et des affaires étaient présents à l’événement qui comprenait quatre présentations de chercheurs et partenaires ayant bénéficié de subventions de la Fondation Brain Canada. Le mot d’ouverture a été prononcé par la présidente du conseil d'administration de la Fondation Brain Canada, Naomi Azrieli, D. Phil., et par la présidente et chef de la direction, Inez Jabalpurwala. Vous trouverez une courte description de chacune des présentations ci-dessous.


Cet événement marquait aussi le lancement d’une année de célébrations en reconnaissance du 20ème anniversaire de la Fondation Brain Canada. Au cours des 20 dernières années, la Fondation Brain Canada a accordé plus de 250 millions de dollars à 281 projets auxquels participent plus de 1 000 chercheurs et plus de 100 hôpitaux, universités et instituts de recherche à travers le Canada. Nous vous invitons à consulter notre site web et nos médias sociaux afin de rester à l’affut des célébrations qui précéderont l’assemblée générale de 2019.

 

Présentateurs à l’assemblée générale annuelle de la Fondation Brain Canada. De gauche à droite : Alex Parker, Ph. D.; Kari Hoffman, Ph. D.; Lynn Posluns; et Hendrik Poinar, Ph. D. 

Gauche: Naomi Azrieli, D. Phil., présidente du conseil d’administration de la Fondation Brain Canada prononce le discours d’ouverture. Droite : Inez Jabalpurwala, présidente et chef de la direction de la Fondation Brain Canada, remercie les présentateurs et invite le public à poser des questions. 

 

Kari Hoffman, professeure agrégée en sciences psychologiques à l’Université Vanderbilt (anciennement professeure agrégée à l’Université York), a parlé de sa subvention d’équipe de la Fondation Brain Canada. Le projet portait sur l’utilisation de la stimulation cérébrale profonde comme traitement potentiel pour l’épilepsie et l’alzheimer, deux maladies qui sont associés à la détérioration des circuits de mémoire du cerveau. L’étude visait spécifiquement à comprendre ces circuits de mémoire et comment ils peuvent être modulés par la stimulation électrique. Kari a aussi souligné que la subvention a permis d’assembler une équipe possédant un éventail d’expertises, allant de la recherche fondamentale à la recherche clinique. Elle a aussi mentionné que le projet a mené à la formulation de nouvelles questions et directions de recherche comme les différences dans les circuits de mémoire du cerveau liées au sexe.

 

Hendrik Poinar, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en paléogénétique et professeur au Département d’anthropologie et de biochimie de l’Université McMaster, a présenté des travaux de recherche étant effectués dans le cadre du programme Microbiome humain de l’ICRA qui est soutenu par la Fondation Brain Canada. Il a parlé du microbiome d’un point de vu évolutionnaire et a soulevé la possibilité que la perte de diversité du microbiote puisse être la cause d’une augmentation des cas de troubles immunitaires. Il a aussi expliqué l'axe intestin-cerveau et comment des changements dans le microbiome ont été associés à de nombreuses conditions, incluant l’autisme, le TDAH, les maladies cérébrales dégénératives et même les effets du décalage horaire. Il a conclu en révélant que ce programme de l’ICRA a engendré de nombreuses collaborations tant entre les membres du programme qu’avec les autres programmes de l’ICRA.

 

Lynn Posluns, fondatrice et présidente de la Women’s Brain Health Intitiative (WBHI) a mis en lumière l’importance d’effectuer des recherches sur le vieillissement du cerveau chez les femmes, qui représentent plus de 2/3 des nouveaux diagnostics d’alzheimer. Elle a aussi fait part des progrès réalisés à ce jour grâce, en partie, au partenariat entre WBHI et la Fondation Brain Canada. Le but de ce partenariat est de communiquer les découvertes en recherche et à en faire ressortir les applications pratiques en sensibilisant la population canadienne, et surtout les jeunes femmes, à l’importance de la recherche sur le cerveau et, plus spécifiquement, sur la santé cérébrale des femmes. Jusqu’à présent, ce partenariat a mené à la publication de la revue Mind Over Matter en français et en anglais ainsi qu’à la publication de contenu digital, et à l’organisation de 12 événements éducatifs, nommés Engaging Millennial Minds, par le Cabinet Jeunesse de WBHI. À ce jour, la plupart des événements Engaging Millennial Minds ont fait salle comble. La dernière édition anglaise de la revue Mind Over Matter a été distribuée à travers le Globe and Mail et le Toronto Star, dans des bureaux médicaux, des salles d’attentes d’hôpitaux, des centres de soins, ainsi qu’à des conférences au Canada et aux États-Unis, des symposiums globaux, et à des clubs sociaux ou de lecture, pour un total de 155,000 copies distribuées.

 

Alex Parker, professeur agrégé au département de neurosciences de l’Université de Montréal et chercheur au CRCHUM à Montréal, a expliqué comment les vers C. elegans peuvent être utilisés à des fins de découverte de médicaments (en particulier pour des médicaments pour la SLA) et a souligné l’importance des collaborations entres laboratoires et entre chercheurs travaillant sur différentes maladies afin d’accélérer le processus. Il a décrit comment son laboratoire réussit à évaluer un grand nombre de composés à potentiel thérapeutique rapidement et à coût relativement faible. Il a aussi expliqué comment les composés appropriés sont ensuite évalués dans des modèles cliniques plus complexes comme les poissons zèbres et les souris. Des milliers de composés évalués, quelques-uns font éventuellement objet d’une étude clinique chez l’humain.

 

Mention de source: Owen Egan (toutes les photographies)