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Une banque de cerveaux de renommée mondiale bénéficie d’un important financement afin d’accroître son efficacité et sa gamme d’échantillons

La Fondation Brain Canada est fière d’annoncer l’octroi d’une subvention de soutien aux plateformes technologiques (SSPT) 2019 totalisant 2 137 500 $ à l’équipe de Gustavo Turecki de la Banque de cerveaux Douglas – Bell Canada (BCDBC), hébergée à l’Institut universitaire en santé mentale Douglas. Les fonds financeront l’une des plus vastes banques de cerveau au monde.

Les subventions de plateformes de la Fondation Brain Canada sont accordées à des équipes qui souhaitent créer et/ou enrichir des ressources partagées afin d’offrir aux réseaux de recherche un meilleur accès aux équipements, à l’expertise, aux données et aux protocoles. La Fondation Brain Canada annoncera l’octroi d’autres subventions de plateformes au cours des prochaines semaines dans le cadre d’un investissement dans la recherche sur le cerveau de plus de 25 millions.

Riche de quelque 3 600 cerveaux, la BCDBC est une banque exceptionnelle qui recueille le cerveau de personnes ayant souffert de diverses maladies neurodégénératives, notamment les maladies de Parkinson et d’Alzheimer et autres formes de démence, ainsi que de troubles mentaux, dont la schizophrénie, la dépression majeure, le trouble bipolaire et la toxicomanie. Outre ses activités de coordination des dons, de collecte et de conservation des tissus cérébraux, la BCDBC a également mis sur pied une vaste base de données regroupant les antécédents démographiques, cliniques et développementaux des donneurs.

« La Banque de cerveaux Douglas – Bell Canada est une ressource essentielle, car ses échantillons cérébraux proviennent de personnes frappées par des maladies neurodégénératives, mais aussi par des troubles de l’humeur (ou de maladies mentales), soit un domaine qui reste à bien des égards un mystère pour les chercheurs », explique Viviane Poupon, présidente et chef de la direction de la Fondation Brain Canada. « Grâce aux échantillons conservés dans des conditions optimales, les chercheurs bénéficient d’un accès direct aux cellules, protéines et gènes cérébraux humains, ce qui offre un terreau fertile pour les progrès en matière de traitement, de prévention et de soins. »

Il importe d’avoir accès à des tissus sains et anormaux pour mieux comprendre les processus physiologiques et pathologiques à l’origine des troubles cérébraux. Ils sont une source d’information précieuse pour le milieu de la recherche au Canada et à l’étranger.

« Les demandes de tissus auprès de la BCDBC proviennent de laboratoires de renommée mondiale qui s’intéressent à un éventail de processus neurobiologiques, notamment l’expression normale des gènes cérébraux, les processus épigénétiques découlant de la consommation chronique de cocaïne, les effets neurobiologiques de l’adversité à un âge précoce, et plus encore », déclare Gustavo Turecki, directeur du Département de Psychiatrie de l’Université McGill et codirecteur de la Banque de cerveaux Douglas–Bell Canada. « Chaque année, la Banque prépare et envoie plus de 1 000 échantillons de cerveau à entre 30 et 50 chercheurs dans le monde. »

Cette subvention de plateforme voit le jour grâce au soutien financier de Santé Canada, par le truchement du Fonds canadien de recherche sur le cerveau, un partenariat innovateur entre le gouvernement du Canada (par Santé Canada), la Fondation Brain Canada ainsi que le Centre de recherche de l’Hôpital Douglas et le Réseau québécois sur le suicide, les troubles de l’humeur, et les troubles associés.

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