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Ils sont quatre, ils ont un plan, ils forment une équipe : Constituer une base de données de patients pour élucider la progression de la sclérose en plaques

Larry Lynd, Ph. D., Université de Colombie-Britannique ; Anthony Traboulsee, M.D., Université de Colombie-Britannique ; Alexandre Prat, M.D., Ph. D., Centre de recherche du CHUM ; Scott Patten, M.D., Ph. D., Université de Calgary ; Jiwon Oh, M.D., Ph. D., Université de Toronto ; Roger Tam, Ph. D., Université de Colombie- Britannique ; Shannon Kolind, Ph. D., Université de Colombie-Britannique.du CHUM; Scott Patten, M.D., Ph.D., University of Calgary; Jiwon Oh, M.D., Ph.D., University of Toronto; Roger Tam, Ph.D., University of British Columbia; Shannon Kolind, Ph.D., University of British Columbia.

Qui sont les quatre ? La Fondation Brain Canada, la Société canadienne de la sclérose en plaques, Biogen et Roche Canada avancent plus de 9 millions de dollars au profit des Canadiens atteints de SP et de ceux qui sont touchés par cette maladie. Quel est leur plan ? Accomplir une étude de cohorte relative à la progression de la sclérose en plaques. Qui forme cette équipe ? La Dre Jiwon Oh qui exerce à l’Hôpital St. Michael dirige une équipe pancanadienne de quelque 50 chercheurs de différentes disciplines qui étudient la SP. Il s’agit d’une étude coopérative, la première du genre au pays, qui a pour objectif de mieux cerner la progression de la SP et d’établir pourquoi cette maladie progresse chez certaines personnes seulement. L’équipe tentera de remonter à la source des facteurs à l’origine de cette progression et d’apprendre à les maîtriser. Ils étudieront aussi les répercussions de la SP sur la vie des personnes atteintes de cette affection ainsi que sur le système de santé canadien.

« Notre pays affiche l’un des taux de sclérose en plaques les plus élevés du monde et il importe d’en comprendre les mécanismes », affirme la Dre Oh. Une meilleure compréhension de la SP changera la donne, car il sera plus facile de prendre en charge cette maladie et d’améliorer la qualité de vie de nombreux Canadiens. »

La progression de la SP – soit son aggravation constante et l’incapacité qui en résulte – constitue une réalité préoccupante avec laquelle doivent composer toutes les personnes touchées par cette affection. Même si la science a fait de grandes percées dans le domaine de la SP, son mécanisme de progression et la façon dont les chercheurs et cliniciens peuvent en suivre l’évolution demeure flou.

« Ce projet effectué en étroite collaboration pourrait mettre le doigt sur les facteurs de progression de la SP qui changeront notre perspective de cette maladie », affirme Pamela Valentine, présidente et chef de la direction de la Société de la SP.

Dans le cadre de l’étude de cohorte prospective canadienne relative à la progression de la sclérose en plaques (CanProCo), l’équipe de la Dre Oh compte recueillir et analyser des données sur des Canadiens atteints de SP. Ce faisant, les chercheurs auront égard à une diversité de facteurs biologiques, physiques et socioéconomiques afin de cerner globalement les expériences uniques de ces personnes. Grâce à ces données, ils espèrent améliorer le processus diagnostique, le traitement et le suivi à long terme de la SP, et peut-être même la prévenir. Le suivi à long terme de la progression de la SP permettra aussi de constituer une base de données canadienne centralisée et accessible. À l’instar des initiatives issues du « Ice Bucket Challenge », ces renseignements pourraient aussi s’avérer utiles par rapport à d’autres maladies partageant des mécanismes semblables, notamment les maladies d’Alzheimer, de Parkinson et de Huntingdon, ainsi que la sclérose latérale amyotrophique. Fidèle à l’esprit d’une science sans barrières ni frontières, ce projet respecte la maxime de la Fondation Brain Canada : un cerveau, une communauté.

L’étude CanProCo pourrait avoir un impact considérable sur la compréhension et la prise en charge de la maladie, à tous les stades de la SP depuis le diagnostic. À terme, l’objectif de l’étude de cohorte est de brosser un tableau précis de la progression de la SP grâce aux mesures biologiques et aux résultats tangibles obtenus. Cette démarche offre bon espoir d’éclaircir la nature imprévisible de la SP et d’éradiquer la maladie.