Faire progresser la lutte contre la SLA
« Mon père et tous ses frères et sœurs étaient atteints de SLA. » – Kris Noakes, porte-parole et défenseure des intérêts des personnes touchées par la SLA
La SLA est une maladie évolutive dont l’issue est une paralysie totale, explique Kris. Elle vous prive littéralement de tout : votre capacité à bouger, à communiquer, à manger et à respirer par vous-même. Cependant, votre cerveau continue de fonctionner à plein rendement et vos sens restent intacts. Vous ressentez la douleur, vous ressentez les démangeaisons sans pouvoir vous gratter, et vous ressentez l’araignée qui rampe sur votre visage sans pouvoir la chasser. »
Pour des militants comme Kris, ainsi que pour plusieurs personnes au Canada atteintes de sclérose latérale amyotrophique (SLA) et leurs familles, la recherche est synonyme d’espoir, celui de vivre plus longtemps, d’avoir une meilleure qualité de vie et, un jour, d’être enfin guéries. À l’occasion du Mois de la sensibilisation à la SLA, nous prenons un moment pour réfléchir au parcours de Brain Canada en matière de financement de la recherche sur la SLA, ainsi que sur la contribution de cette initiative, au cours de la dernière décennie, aux découvertes, à l’élan ainsi qu’à la création de talents.
Hier et aujourd’hui
Lorsque SLA Canada et la Fondation Brain Canada ont uni leurs forces après le Défi du seau d’eau glacée de 2014 pour augmenter le financement de la recherche sur la SLA, la maladie était généralement liée à la mort des motoneurones. À ce moment, plusieurs gènes importants avaient déjà été identifiés et il avait été établi qu’une accumulation anormale de protéines était une caractéristique de la plupart des cas de SLA, mais les mécanismes biologiques sous-jacents de la maladie étaient encore inconnus.
Aujourd’hui, un médicament de précision appelé Qalsody, approuvé par Santé Canada, est destiné au traitement d’une forme génétique rare de la SLA causée par des mutations du gène SOD1. Bien qu’il ne s’agisse pas d’un traitement curatif, Qalsody témoigne de ce qu’il est possible de faire lorsque des décennies de recherche débouchent sur un traitement.
Cet élan s’intensifie; de plus en plus, la SLA est perçue comme une maladie multisystémique complexe, provoquée par des perturbations généralisées dans la gestion du stress, de l’énergie, des protéines et de la communication par les cellules, et ce, bien avant la mort des neurones et l’apparition des symptômes.
Les recherches que nous avons soutenues, en partenariat avec SLA Canada et dans le cadre de nos programmes phares, ont contribué non seulement à l’évolution de cette vision, mais aussi à l’identification de biomarqueurs et de cibles thérapeutiques prometteuses qui orientent aujourd’hui les efforts de dépistage, les essais cliniques et la recherche de nouveaux médicaments à l’échelle mondiale.
Voici quatre façons dont nous changeons la donne dans la lutte contre la SLA.
#1: Le pilier de la découverte
Chaque avancée majeure dans la recherche sur la SLA repose sur le talent : celui de scientifiques et de cliniciens dotés d’une grande expertise, qui posent les questions difficiles, mettent au point de nouvelles technologies et sont à l’origine de découvertes indispensables.
En collaboration avec SLA Canada, Brain Canada a alimenté le vivier de talents dans le domaine de la recherche sur la SLA au Canada en octroyant au cours de la dernière décennie 35 subventions destinées au renforcement des capacités, notamment des bourses pour stagiaires et de transition de carrière. Grâce à ses programmes phares, Brain Canada a aidé plus d’une douzaine de stagiaires du programme Étoiles montantes en leur accordant des bourses et des allocations de voyage, ainsi que plusieurs bénéficiaires du programme Futurs leaders canadiens de la recherche sur le cerveau, afin qu’ils puissent concrétiser leurs idées audacieuses pour lutter contre la SLA.
Voici trois études de cas de SLA sur les retombées qu’ont eues ces investissements sur le développement de carrière dans le domaine de la SLA :
Sahara Khademullah, Ph. D.
Hier : Bénéficiaire d’un prix des stagiaires et d’une bourse de transition de carrière
Aujourd’hui : Professeure adjointe à l’Université Laval
Comment Sahara change la donne dans la lutte contre la SLA : Les travaux de Sahara ont montré comment, dans la SLA, l’équilibre entre les signaux « stop » et « go » du cerveau est brisé; aujourd’hui, elle cherche à déterminer si le rétablissement de cet équilibre pourrait protéger les motoneurones et ralentir la maladie.
« Cette bourse m’a permis d’explorer un sujet que je n’aurais peut-être pas pu aborder si j’avais dû compter uniquement sur le financement de mon responsable de recherche. »
Jeehye Park, Ph. D.
Hier : Bénéficiaire d’une bourse de transition de carrière et d’une subvention dans le cadre du programme Futurs leaders canadiens de la recherche sur le cerveau
Aujourd'hui : Chercheuse principale à l’hôpital SickKids
Comment Jeehye change la donne dans la lutte contre la SLA : Les travaux de Jeehye contribuent à changer la vision qu’ont les scientifiques de la SLA; non plus seulement comme une maladie qui affecte la motricité, mais comme une pathologie qui perturbe la production et l’utilisation de l’énergie par l’organisme.
« C’était la première subvention qui m’a permis de lancer mes propres recherches sur un gène de la SLA encore inexploré, pour lequel je disposais de peu de données préliminaires et que d’autres organismes se gardent de financer. Cette subvention m’a permis de mettre au point nos propres outils de recherche et nos modèles animaux, et de poser les bases essentielles à de nouvelles découvertes. »
Terry Suk, Ph. D.
Hier : Bénéficiaire d’une bourse pour stagiaires 2019
Aujourd’hui : Boursier postdoctoral à l’Université Northwestern
Comment Terry change la donne dans la lutte contre la SLA : Les recherches de Terry contribuent à déterminer comment les cellules cérébrales se protègent du stress, et comment ces mécanismes empêchent les protéines saines de devenir toxiques dans le contexte de la SLA.
« Cette bourse de stagiaire m’a non seulement permis de lancer ma carrière, mais elle a aussi servi à orienter le laboratoire Rousseaux vers la recherche sur la SLA. Elle nous a permis de travailler sur des projets liés à cette maladie, qui constituent désormais l’un des axes principaux du laboratoire. »
#2: Approfondir la compréhension des causes de la SLA
L’une des promesses de Qalsody réside dans sa capacité à prouver que les chercheurs peuvent cibler directement la cause génétique de certaines formes de SLA, ouvrant ainsi la voie à des traitements ciblés similaires pour d’autres cas de SLA héréditaire.
Dans 90 % des cas restants, la maladie touche des personnes sans aucun antécédent familial connu. C’est pourquoi la recherche sur les mécanismes à l’origine de la SLA est essentielle.
« Après des décennies de recherche sur la SLA, les causes sous-jacentes de la plupart des cas restent un mystère. La biologie est d’une complexité incroyable. Même si nos connaissances sur les causes génétiques de la maladie nous ont permis de réaliser d’importants progrès, nous devons continuer à soutenir les travaux pour démêler ces complexités afin de mettre au jour les mécanismes que nous pourrons cibler au moyen de traitements qui, nous l’espérons, contribueront à ralentir ou à arrêter ces processus chez les personnes. »
- David Taylor, Ph. D., conseiller scientifique en chef de SLA Canada
Les subventions accordées par Brain Canada à la recherche sur la SLA ont généré plus de 176 publications scientifiques; le moteur même des découvertes qui ont été citées plus de 11 000 fois par d’autres chercheurs, ce qui témoigne de la manière dont elles font progresser nos connaissances.
Voici quelques exemples des retombées de la recherche :
Chantelle Sephton, Ph. D. – Bénéficiaire d’une bourse de transition de carrière, d’une bourse de découverte de SLA Canada-Brain Canada et d’une bourse dans le cadre du programme Futurs leaders canadiens de la recherche sur le cerveau
LA CRISE ÉNERGÉTIQUE DANS LA SLA
Chantelle Sephton, Ph. D., et ses collègues ont démontré que les cellules nerveuses touchées par la SLA accumulent des lipides toxiques, ce qui les endommage et contribue à la progression de la maladie. À l’aide de modèles de laboratoire et de tissus humains, leurs recherches ont permis de déterminer pourquoi la SLA perturbe le métabolisme des lipides dans les cellules nerveuses, entraînant un dysfonctionnement de la production d’énergie et une accumulation de lipides nocifs à l’intérieur des cellules. Ils ont ensuite déterminé comment y remédier; l’équipe a démontré qu’un médicament appelé arimoclomol peut rétablir le métabolisme des lipides, réduisant ainsi l’accumulation de lipides toxiques et améliorant la santé des cellules nerveuses. Les travaux de la professeure Sephton révèlent une toute nouvelle voie biologique impliquée dans la SLA et mettent en évidence une cible thérapeutique prometteuse pour ralentir la neurodégénérescence.
Janice Robertson, Ph. D. – Bénéficiaire de la subvention d’équipe translationnelle Arthur J. Hudson et de la bourse de découverte de SLA Canada-Brain Canada
FAISONS LE LIEN
Janice Robertson, Ph. D., et son équipe ont contribué à révéler le mécanisme précis par lequel la cause génétique la plus courante de la SLA endommage le cerveau et le système nerveux. Ses recherches ont montré que le dysfonctionnement du gène C9orf72 aggrave l’accumulation de la protéine toxique TDP-43. C’est l’une des caractéristiques de la SLA : plus l’accumulation de TDP-43 est importante, plus rapidement les cellules nerveuses sont endommagées. En mettant au point d’importants nouveaux modèles murins de la maladie, les travaux de la Pr Robertson ont fourni aux chercheurs des outils précieux pour étudier l’impact de C9orf72 sur les cellules dans la SLA, tout en ouvrant de nouvelles voies pour le développement de traitements ciblant ce dysfonctionnement génétique.
Les conclusions de la professeure ont été citées dans plus d’une douzaine de brevets, notamment pour des méthodes et des outils de recherche, des diagnostics et un essai clinique visant à déterminer si la metformine, le médicament couramment prescrit contre le diabète, peut réduire les protéines nocives générées par le dysfonctionnement du gène C9orf72.
Éric Lécuyer, Ph. D. – Bénéficiaire de la bourse de découverte de SLA Canada-Brain Canada
LES CELLULES EN SITUATION DE STRESS
Éric Lécuyer, Ph. D., et ses collègues ont contribué à mettre en évidence un facteur clé de la dégradation des cellules nerveuses chez les personnes atteintes de SLA : de minuscules agrégats de protéines et de matériel génétique qui se forment lorsque les cellules sont soumises à un stress. Leurs recherches ont montré que ces agrégats ne se comportent pas normalement dans la SLA et contribuent à la mort des cellules nerveuses. En identifiant des centaines de composants jusqu’alors inconnus impliqués dans ce processus, les travaux du Pr Lécuyer ont mis en lumière de nouvelles cibles prometteuses pour de futurs traitements visant à ralentir ou à prévenir la dégradation des cellules nerveuses.
La publication du professeur Lecuyer a été citée plus de 900 fois dans des travaux ultérieurs menés par d’autres équipes de recherche, ainsi que dans sept brevets, dont un portant sur une méthode visant à inhiber la formation de granules de stress et à traiter la SLA.
Véronique Bélzil, Ph. D – Bénéficiaire d’une bourse de transition de carrière
LES ORIGINES COMMUNES DE LA SLA
Véronique Bélzil, Ph. D., et son équipe ont découvert que les formes héréditaires et non héréditaires de la SLA ont en commun de nombreux changements biologiques sous-jacents. En identifiant de nouveaux gènes et de nouvelles voies impliqués dans la maladie, notamment la cible prometteuse SERPINA1, leurs travaux mettent en lumière des facteurs communs à l’origine de la SLA et ouvrent de nouvelles perspectives pour la mise au point de traitements qui profiteront à un grand nombre de personnes vivant avec cette maladie.
#3: Améliorer le dépistage et le suivi de la SLA
Dans le cas de la SLA, la prévention passera probablement par un traitement précoce et ciblé des personnes à haut risque ou de la maladie à un stade précoce plutôt que par des changements généraux au mode de vie. Une telle approche nécessite un dépistage plus précoce, idéalement avant l’apparition des symptômes, ainsi que la capacité de classer les patients en fonction de leur niveau de risque. Les chercheurs financés par Brain Canada contribuent à cette transition en mettant au point des biomarqueurs quantifiables qui permettent de suivre la biologie de la maladie en temps réel.
Dr Sanjay Kalra – Bénéficiaire de la subvention d’équipe translationnelle Arthur J. Hudson et de la subvention de plateforme de Brain Canada
METTRE LA SLA À L’AVANT-PLAN
L’équipe du Dr Sanjay Kalra a révolutionné la manière dont la SLA est évaluée et suivie. Ses recherches ont montré que les modifications cérébrales observées lors d’examens par IRM peuvent constituer des biomarqueurs fiables pour dépister la SLA et suivre l’évolution de sa gravité au fil du temps. Grâce aux plateformes CALSNIC et CAPTURE SLA, le Dr Kalra a dressé l’un des tableaux de la SLA les plus complets qui soient, comprenant des ensembles de données normalisées issues de l’imagerie et des biomarqueurs provenant de centaines de personnes atteintes de SLA partout au Canada.
Grâce à ces ressources, le Dr Kalra et son équipe ont récemment démontré que la SLA n’est pas une seule maladie, mais qu’elle regroupe plusieurs formes biologiquement distinctes qui touchent différentes zones du cerveau, progressent à des rythmes différents et sont associées à des pronostics différents. Les ressources de la plateforme sont également utilisées par des chercheurs du monde entier pour détecter des signes plus précoces de la maladie et mieux en prédire l’évolution, réduire les délais de diagnostic et évaluer l’efficacité des traitements expérimentaux. En faisant en sorte que la SLA soit plus facilement mesurable, les travaux du Dr Kalra visent à accélérer les essais cliniques et la mise au point de nouveaux traitements.
Obtenez davantage d’info sur la plateforme CAPTURE SLA ici.
#4: Faire progresser les traitements, améliorer la qualité de vie
La recherche menée sur la SLA que nous avons soutenue a dépassé la simple découverte; elle permet de mettre à l’essai diverses approches thérapeutiques fondées sur les connaissances acquises concernant la biologie de la maladie.
Jean-Pierre Julien, Ph. D. – Bénéficiaire de la subvention d’équipe translationnelle Arthur J. Hudson
LE LIEN AVEC L’INFLAMMATION
Jean-Pierre Julien, Ph. D., et ses collègues ont mis en évidence un lien crucial entre deux facteurs clés de la SLA : la protéine toxique TDP-43 présente dans la plupart des cas de la maladie et l’inflammation. Leurs recherches ont montré que ces processus s’alimentent mutuellement, accélérant ainsi la dégradation des cellules nerveuses, et que le fait d’atténuer la réponse inflammatoire pourrait ralentir la progression de la maladie. Dans le cadre d’études sur les animaux, les traitements ciblant cette voie ont ralenti l’évolution de la SLA, ouvrant ainsi une nouvelle voie thérapeutique prometteuse qui, depuis, a donné à des composés dérivés de l’ashwagandha la possibilité de passer à des essais cliniques de phase 2.
Dre Angela Genge – Bénéficiaire de la bourse de découverte de SLA Canada-Brain Canada
RÉTABLIR LE SYSTÈME DE CONTRÔLE
La Dre Angela Genge et ses collègues ont mené le premier essai clinique visant à déterminer si les micro-ARN, dont le taux est réduit dans la SLA, peuvent être restaurés. Les micro-ARN agissent comme des gradateurs qui activent et désactivent les gènes et maintiennent le bon fonctionnement des cellules. L’équipe a administré un médicament appelé énoxacine à des patients atteints de SLA, et les résultats obtenus sont encourageants : ce médicament a augmenté les taux de micro-ARN à la fois dans le sang et dans le liquide céphalo-rachidien, sans provoquer d’effets secondaires graves. Ces résultats fournissent de premières indications selon lesquelles le ciblage de cette voie pourrait constituer une nouvelle stratégie thérapeutique prometteuse et appuient la tenue d’autres essais cliniques pour déterminer si le médicament peut ralentir la progression de la maladie.
Alex Parker, Ph. D. – Bénéficiaire de la bourse de découverte SLA Canada-Brain Canada
LES PROBIOTIQUES COMME TRAITEMENT
Alex Parker, Ph. D., et son équipe ont découvert qu’une souche probiotique appelée HA-114 protège les motoneurones, qui se détériorent progressivement dans la SLA, en rétablissant le métabolisme lipidique altéré et en rééquilibrant l’énergie mitochondriale. Cet effet réparateur, que l’équipe a démontré chez des modèles de vers et de souris, a stimulé des investissements supplémentaires afin de financer un essai clinique sur 100 participants humains. Ces travaux de grande portée ouvrent une voie prometteuse pour un traitement de la SLA entraînant peu d’effets secondaires.
Perspectives : Façonner l’avenir de la recherche sur la SLA
Notre investissement dans la recherche sur la SLA fait plus que financer des projets et générer des retombées scientifiques : il contribue également à développer le domaine de recherche en tant que tel. Une analyse des publications montre que les subventions que nous avons accordées pour soutenir la recherche sur la SLA ont réorienté vers cette maladie les travaux de nombreux chercheurs financés, renforçant ainsi la capacité à long terme du Canada à accélérer les futures percées.
Et la dynamique se poursuit; à titre d’exemple, le concours de bourses Étoiles montantes pour la recherche sur la SLA est en cours. Ces bourses sont le fruit du soutien de : Linda Auger Morissette et ses amis, en l’honneur de Pierre Auger Morissette; Naomi Azrieli, François Blanc et sa famille, à la mémoire de Madeleine Blanc; Allan Kliger, Aviva Rajsky et sa famille; ainsi que Wendy Clarke.
De plus, le programme de bourses de découverte proposé par SLA Canada et Brain Canada – qui soutient des équipes menant des projets à fort impact visant à déterminer les causes de la SLA ou à mettre au point des traitements contre cette maladie – accepte actuellement les demandes.
« Nous envisageons un avenir sans SLA. Et nous nous engageons à cofinancer les recherches qui nous permettront d’y parvenir. »
Viviane Poupon, Ph. D., présidente-directrice générale, Fondation Brain Canada
Notre investissement dans la recherche sur la SLA*
-
+ 37 M$
Octroyé à la recherche sur la SLA -
141
projets de recherche financés -
187
chercheurs soutenus dans des établissements de recherche
*Depuis 2011
Les chercheurs financés dans le cadre de nos programmes ont :
Mobilisé plus de 250 étudiants, stagiaires et membres de personnel hautement qualifiés.
Produit 176 publications évaluées par des pairs, qui ont été citées plus de 11 000 fois par d’autres chercheurs, ce qui témoigne de leur influence et de leur contribution à l’avancement du domaine.
Attiré plus de 19,5 millions de dollars de financement supplémentaire provenant d’autres sources afin de faire progresser leurs travaux.
Mené au moins 6 essais cliniques portant sur les traitements de la SLA, auxquels ont participé des centaines de personnes au Canada et à l’étranger.
Kris propose plusieurs appels à l’action clairs à l’intention des personnes qui souhaitent apporter leur aide :
Se renseigner sur la SLA et en discuter
Renseignez-vous sur la SLA, parlez-en, engagez-vous dans ce combat, militez, apportez votre soutien et faites un don. Kris insiste sur le fait que la sensibilisation et le dialogue ouvert sont essentiels, d’autant plus que l’incidence de la maladie est en hausse.
Défendre les intérêts et apporter son soutien
Encouragez les actions de défense des intérêts auprès des décideurs politiques et des systèmes de santé pour que les patients reçoivent des soins appropriés et aient accès à la recherche. Soutenez les organisations de lutte contre la SLA, la recherche et les initiatives communautaires, et faites un don.
Mener des recherches en tant que véritables partenaires
Reconnaissez que les patients et leurs familles sont les personnes qui connaissent très bien cette maladie et qu’ils doivent être traités comme des partenaires de recherche, et non comme des sujets passifs. Participez à des projets de recherche où l’expérience vécue peut orienter les questions, la conception et l’interprétation des études.
En savoir plus :
La sclérose latérale amyotrophique (également appelée SLA, maladie de Lou Gehrig ou maladie des motoneurones) est une maladie qui paralyse progressivement les personnes qui en sont atteintes; le cerveau n’est plus capable de communiquer avec les muscles du corps.
La SLA touche des personnes et des familles dans la fleur de l’âge.
Chaque année, environ 1 000 Canadiens apprennent qu’ils sont atteints de SLA, et 1 000 autres y succombent.
Il n’existe aucun remède contre la SLA et les traitements sont rares pour la plupart des personnes.
Quatre personnes sur cinq atteintes de SLA décèdent dans les cinq années suivantes.