Faciliter l'utilisation des cellules souches pour traiter les patients
neurones dérivés de l'hiPSC
Le projet
Une subvention de plateforme de 1,5 million de dollars accordée par Brain Canada en 2015, en partenariat avec la Fondation Marigold, l'Université McGill, le Réseau québécois de recherche sur la douleur et le Réseau de médecine génétique appliquée, a permis au chercheur principal Jack Puymirat et à son équipe de créer une plateforme québécoise dédiée à la production de cellules souches humaines induites par la pluripotence (hiPSC). L'objectif de la plateforme était de produire des hiPSC rentables et de haute qualité à l'aide de méthodes avancées qui pourraient être utilisées par les chercheurs dans tout le Québec. On espérait ainsi accélérer le rythme de la recherche sur les cellules souches et contribuer à créer des passerelles translationnelles qui faciliteraient l'utilisation clinique des cellules souches pour traiter les patients. En outre, la plateforme créerait des lignées hiPSC provenant de patients atteints de maladies cérébrales, ce qui permettrait de mieux comprendre les mécanismes moléculaires qui sous-tendent ces maladies neurodégénératives, neurodéveloppementales et neuropsychiatriques, afin de contribuer à la mise au point de nouveaux traitements.
La subvention s'est achevée en 2018 et des progrès significatifs ont été réalisés au cours des trois années. Outre la mise en place de la core facility au Québec, la plateforme a également été utilisée comme levier pour obtenir de nouvelles subventions, développer de nouvelles collaborations et éduquer le public sur les hiPSCs et leur potentiel en tant qu'agents thérapeutiques.
L'installation centrale a été en mesure de produire des hiPSC de très haute qualité à 50 % des coûts. Au cours des deux dernières années, 50 lignées d'iPSC ont été développées pour différents chercheurs, ce qui n'aurait pas été possible sans la subvention de Brain Canada. En outre, la plateforme a permis la création d'une biobanque de hiPSC pour plusieurs maladies neurodégénératives telles que la maladie de Parkinson. Dans un deuxième temps, la plateforme a pu établir de nouveaux partenariats avec le Réseau Parkinson du FRQS et l'Hôpital et l'Institut neurologiques de Montréal de l'Université McGill afin d'élargir la portée du projet pour inclure une plateforme de production neuronale et une plateforme de publication du génome.
La plateforme a également joué un rôle dans la formation des étudiants. Un atelier de formation à la production d'iPSC et un symposium iPSC ont été organisés, qui ont réuni respectivement 50 et 140 participants. Des activités de sensibilisation ont également été mises en place pour informer le public sur les iPSC humaines et leurs utilisations thérapeutiques.
"La production à grande échelle d'iPSC provenant de patients atteints de plusieurs troubles cérébraux représente une nouvelle voie pour la modélisation des maladies neurologiques, le criblage de médicaments et le développement de la thérapie cellulaire et de la médecine personnalisée."
- Jack Puymirat, Université Laval