Prédire les maladies mentales graves chez les jeunes
Serious mental illnesses (SMIs) such as recurrent unipolar depression, psychotic or bipolar disorder have multi-factorial causes, resulting from interactions among biological, clinical and psychosocial factors, including, but not limited to, stress, early trauma, and the use of psychoactive drugs.
Actuellement, si un jeune adulte présente de légers troubles du comportement, il n'existe aucun moyen de déterminer s'il va développer une maladie, quelle sera cette maladie et ce que l'on peut faire pour en modifier le cours et empêcher son aggravation vers une PMI. Pour comprendre l'interaction des facteurs de risque qui déterminent l'apparition d'une PMI, il faut donc connaître les effets que les principaux facteurs de risque exercent sur la neurobiologie du cerveau en développement.
Dans le cadre de ce projet, Jean Addington et son équipe de chercheurs de l'université de Calgary et de l'université de Toronto cherchent à identifier les jeunes à risque avant qu'ils ne développent une maladie mentale grave, afin de pouvoir intervenir le plus tôt possible. Parallèlement, ils tentent de comprendre les éléments déclencheurs de la PMI. Pour ce faire, ils ont réuni des chercheurs qui étudient les troubles psychotiques et les troubles de l'humeur, ainsi que des spécialistes de l'imagerie et des chercheurs en sciences fondamentales.
Leur projet consiste à suivre un grand groupe de jeunes de Calgary et de Toronto, âgés de 14 à 25 ans, qui sont à différents stades de risque de développer une maladie mentale grave. Ils évaluent un large éventail de facteurs cliniques et psychosociaux afin de déterminer ceux qui peuvent être utilisés pour prédire les principaux résultats. Les facteurs de risque étudiés comprennent l'augmentation du handicap, l'abus secondaire de substances, la non-participation à l'éducation ou à l'emploi, les nouvelles automutilations et l'aggravation de la santé physique, ainsi que le développement d'une maladie mentale grave.
Les chercheurs procèdent à des scanners du cerveau de chaque participant à l'étude afin de déterminer si la neuro-imagerie permet de distinguer les jeunes qui développeront un SMI de ceux qui n'en développeront pas. Ils prélèvent et analysent également du sang afin de mettre en lumière les facteurs biologiques qui peuvent contribuer au développement de l'IEM chez les jeunes.
À la fin du projet, ils disposeront d'une base de données complète de données démographiques, cliniques, d'imagerie, génétiques et biochimiques qui seront combinées pour créer des modèles de prédiction permettant de classer les jeunes en fonction de la gravité du risque de développer un SMI. Ces informations seront ensuite intégrées dans les programmes nationaux et provinciaux afin d'optimiser les services de prévention et d'intervention précoce.
L'équipe vient de terminer la deuxième année de la subvention et a recruté plus de 80 % des participants sur le site de Calgary et un peu plus de 50 % sur le site de Toronto. Le recrutement devrait être terminé à la fin de l'été 2017.
"Ce projet permettra d'acquérir des connaissances fondamentales sur l'impact des principaux facteurs de risque, tels que le stress et la consommation de substances, sur le développement du cerveau des adolescents
Jean Addington, Ph.D. Université de Calgary