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La technologie transformatrice stimule la collaboration et l'échange de connaissances

Edward Fon, directeur scientifique de l'unité de découverte précoce de médicaments (EDDU) au Neuro (Institut Neurologique de Montréal-Hôpital).

L'un des principaux obstacles à la recherche de traitements pour les maladies du cerveau telles que la maladie de Parkinson et la maladie d'Alzheimer est la difficulté d'obtenir des échantillons de tissus appropriés de la part des patients.

"Les gens vous donneront un peu de leur sang ou de leur peau, mais pas un morceau de leur cerveau", explique le Dr Edward Fon, directeur scientifique de l'unité de découverte précoce de médicaments (EDDU) au Neuro (Institut neurologique de Montréal-Hôpital).

Mais une technologie prometteuse mise au point au cours de la dernière décennie est en train de changer la donne. La méthode consiste à convertir des cellules souches adultes en ce que l'on appelle une "cellule souche pluripotente inductible" Ces nouvelles cellules peuvent ensuite être reprogrammées en types cellulaires souhaités.

"Désormais, à partir d'un simple échantillon de sang, nous pouvons reprogrammer ces cellules sanguines en cellules souches, puis faire en sorte que ces cellules souches se développent en neurones, en d'autres types de cellules cérébrales ou même en organoïdes cérébraux tridimensionnels, qui ont une activité électrique et expriment les mêmes types de gènes que les cellules d'un vrai cerveau"

Dr Edward Fon, directeur scientifique de l'unité de découverte précoce de médicaments (EDDU) au Neuro (Institut-Hôpital neurologique de Montréal)

Grâce à ces cellules souches, les chercheurs ont les moyens d'étudier les mécanismes biologiques sous-jacents et de tester de nouvelles thérapies, dans l'espoir de trouver des traitements plus efficaces pour des maladies telles que la maladie de Parkinson, la SLA, etc.

Le Dr Fon faisait partie d'une équipe de collaborateurs, dirigée par le Dr Jack Puymirat (Université Laval), qui a reçu en 2014 une subvention de soutien à la plateforme (PSG) de Brain Canada pour développer la plateforme de cellules souches pluripotentes inductibles humaines (hiPSC). La subvention de 1,5 million de dollars a permis de rendre cette technologie transformatrice accessible aux chercheurs de tout le Canada.

Brain Canada a lancé son programme PSG après avoir reconnu le besoin essentiel de plateformes collaboratives. En réunissant des équipements, des technologies et des services de pointe et en les rendant largement accessibles, ces plateformes accélèrent les résultats de la recherche au-delà de ce qu'un seul chercheur pourrait réaliser avec les seules ressources de son propre laboratoire.

"L'investissement initial de Brain Canada et son soutien à la plateforme ont joué un rôle déterminant dans le démarrage du projet. La fabrication de ces cellules souches nécessite d'énormes ressources. Mais cette plateforme nous permet de réaliser d'importantes économies d'échelle"

Dr Edward Fon, directeur scientifique de l'Unité de découverte précoce de médicaments (UDPM) au Neuro (Institut-Hôpital neurologique de Montréal)

Depuis qu'elle a reçu la subvention de 2014, la plateforme hiPSC est passée d'un projet local à l'Université Laval à l'Unité de découverte précoce de médicaments (UDPM), une plateforme ouverte de découverte de médicaments à l'Institut neurologique de Montréal (INM). Le collègue du Dr Fon, le Dr Thomas Durcan, directeur associé de l'EDDU, dirige les opérations quotidiennes de la plateforme
cette plateforme dessert désormais des chercheurs de tout le Canada et a stimulé des collaborations nationales et internationales avec plus de 40 membres de l'équipe, 100 utilisateurs formés, 50 collaborateurs universitaires et 8 partenaires industriels.

Grâce au modèle de science ouverte de l'INM, tout ce qui est développé à l'EDDU est mis à la disposition des universités et de l'industrie, ce qui accélère considérablement la recherche médicale et le développement de nouvelles thérapies pour les troubles neurodégénératifs dévastateurs.

Le Dr Fon n'est pas seulement impliqué dans la plateforme au niveau administratif, il l'utilise régulièrement dans ses travaux de recherche sur la maladie de Parkinson.

"À un moment donné, il faut travailler sur des modèles humains de la maladie", explique-t-il. "En tant qu'utilisateur, la plateforme a donc été extrêmement bénéfique pour mes recherches