Une équipe de recherche internationale dirigée par la Dre Fang Liu, du Centre de toxicomanie et de santé mentale (CAMH), a reçu près de 800 000 $ US (1 137 868 $ CA) de nouveaux fonds pour faire progresser un traitement prometteur de la sclérose en plaques. Soutenu par Brain Canada, le programme Fast Forward de la National MS Society et Santé Canada, par l’intermédiaire du Fonds canadien de recherche sur le cerveau, le projet vise à mettre au point une nouvelle approche thérapeutique susceptible de stopper la progression de la maladie, de réparer les lésions nerveuses et de rétablir les fonctions.

Environ 2,8 millions de personnes dans le monde vivent avec la sclérose en plaques, une maladie dans laquelle le système immunitaire attaque la gaine protectrice (myéline) qui entoure les fibres nerveuses, perturbant ainsi la communication entre le cerveau et le corps. La perte de myéline entraîne des symptômes tels que la fatigue, des troubles de la vision et des problèmes de mobilité. Si les traitements actuels peuvent ralentir l’activité de la maladie, aucun ne peut réparer les dommages existants.

Ce traitement novateur offre une promesse différente. Il cible un processus destructeur connu sous le nom d’excitotoxicité, qui endommage les cellules nerveuses en cause dans la sclérose en plaques. En bloquant ce processus, sans interférer avec le fonctionnement normal du cerveau, le traitement encourage l’organisme à reconstruire la myéline et à améliorer la récupération nerveuse. Chez des modèles animaux de la sclérose en plaques, le composé a déjà montré qu’il pouvait restaurer les capacités motrices et réparer la myéline, même lorsqu’il est administré après l’apparition des symptômes.

L’équipe de recherche, dirigée par la Dre Fang Liu, chercheuse principale à CAMH et professeure au département de psychiatrie de l’Université de Toronto, en collaboration avec le Dr Iain Greig, maître de conférences en chimie médicinale à l’Université d’Aberdeen, entame maintenant les dernières étapes des essais précliniques en vue de préparer les futurs essais cliniques chez l’humain. Si les essais sont concluants, il s’agirait du premier traitement régénératif de la sclérose en plaques au Canada, et potentiellement d’autres maladies neurodégénératives, qui offrirait un nouvel espoir aux patients. CAMH et l’Université d’Aberdeen ont protégé cette recherche par un brevet et recherchent activement des partenaires industriels et des investisseurs pour faire progresser ces travaux vers des essais cliniques.

« Le Canada affiche l’un des taux les plus élevés de sclérose en plaques du monde; environ 90 000 personnes en sont atteintes. Notre composé pourrait transformer le traitement de la sclérose en plaques, non seulement en ralentissant la maladie, mais aussi en aidant les gens à retrouver ce qu’ils ont perdu. Je suis reconnaissante de ces nouveaux fonds qui nous

rapprochent un peu plus des essais cliniques pour ce traitement qui pourrait changer des vies. » – Dre Fang Liu, chercheuse principale, CAMH

« Le potentiel de ce traitement est énorme : non seulement il pourrait stopper la progression de la sclérose en plaques, mais il pourrait aussi aider à réparer les nerfs endommagés et à restaurer certaines fonctions perdues chez les personnes vivant avec la maladie. La poursuite de ces travaux nous offre un moyen unique de nous attaquer aux causes profondes des lésions nerveuses observées chez les patients atteints de sclérose en plaques, et je suis enthousiaste à l’idée de ce que cela pourrait signifier pour ces patients et pour d’autres personnes souffrant de maladies neurodégénératives. Je remercie CAMH, ses partenaires et les organismes de financement d’avoir rendu ce projet possible et d’avoir cru au pouvoir de cette recherche. » – Dr Iain Greig, maître de conférences en chimie médicinale, Université d’Aberdeen

« CAMH est fier de piloter ce projet novateur aux côtés de ses partenaires et collaborateurs. En tant que leader mondial de la recherche en santé mentale et en neurosciences, nous sommes profondément engagés à faire progresser les soins grâce à l’innovation. En soutenant la commercialisation de découvertes comme celle-ci, nous pouvons accélérer la transformation de la recherche en traitements concrets et donner un nouvel espoir aux personnes atteintes de sclérose en plaques et d’autres maladies neurodégénératives. » – Dr Aristote Voineskos, premier vice-président, Recherche et sciences, CAMH

Brain Canada est fière de soutenir des recherches audacieuses à fort impact qui ont le potentiel de changer des vies.

– Dre Viviane Poupon, présidente-directrice générale, Brain Canada

« Nous sommes heureux de constater l’avancement de la recherche visant à stopper la progression de la sclérose en plaques et à rétablir des fonctions chez les personnes atteintes de la forme progressive de la maladie. » – Dr Walter Kostich, vice-président associé, Recherche translationnelle, National MS Society Ce projet a été rendu possible grâce au Fonds canadien de recherche sur le cerveau (FCRC), une initiative novatrice du gouvernement du Canada, par l’intermédiaire de Santé Canada, de Brain Canada et du programme Fast Forward. Il a également bénéficié d’une subvention du Fonds de la découverte de CAMH, d’une subvention du fonds du PDP-II des IRSC, d’une subvention de fonctionnement de la Société canadienne de la sclérose en plaques et de fonds du programme de recherche commerciale Fast Forward de la National MS Society (États-Unis).