La recherche permet d’améliorer les soins de santé, de favoriser la santé des communautés et de bâtir un avenir plus radieux.

La Saskatchewan Health Research Foundation (SHRF), la Fondation Brain Canada, la Jim Pattison Children’s Hospital Foundation (JPCHF), la Société Alzheimer de la Saskatchewan et Lung Saskatchewan sont fières d’annoncer qu’elles investissent 2,7 M$ dans des solutions de recherche locales examinées par des pairs pour relever les défis les plus urgents en santé en Saskatchewan.

Le programme Solutions de la SHRF vise à mobiliser l’écosystème de recherche de la Saskatchewan en concentrant et en coordonnant diverses compétences et perspectives pour s’attaquer aux problèmes urgents qui touchent notre santé. Dans le cadre de ce programme, la SHRF travaille en étroite collaboration avec des partenaires afin d’offrir un financement de recherche concurrentiel, évalué par des pairs, à des équipes interdisciplinaires, incluant des utilisateurs de connaissances et des personnes ayant une expérience vécue. Ensemble, ces équipes élaborent et mettent en œuvre des innovations qui répondent à des besoins réels cernés par les parties prenantes et alimentent les efforts visant à traduire les connaissances issues de la recherche en avantages concrets pour la population de la Saskatchewan et, en fin de compte, pour l’ensemble de la population canadienne.

Deux types de subventions sont proposés dans le cadre du programme, allant de 50 000 à 150 000 $ par équipe. Elles ont pour but de soutenir les équipes à différents stades de leur recherche, favorisant notamment la résolution créative de problèmes grâce à des idées novatrices ou l’avancement de travaux de recherche prometteurs pour en tirer des applications pratiques dans le monde réel.

Les subventions de cette série ont été accordées à des équipes de recherche interdisciplinaires travaillant avec divers organismes communautaires, prestataires de soins de santé, patientes et patients dans les domaines d’intérêt suivants :

Investissement de 1 M$ avec la Fondation Brain Canada

La SHRF et la Fondation Brain Canada ont collaboré pour mettre la santé du cerveau au premier plan en tant que domaine d’intérêt dans le cadre du programme Solutions. La santé du cerveau est essentielle à la santé physique et constitue une condition préalable fondamentale pour la santé mentale et le bien-être tout au long de la vie. De la promotion du développement optimal du cerveau et de la santé cognitive tout au long de la vie à la prévention, au diagnostic et au traitement de nombreuses maladies neurologiques, la recherche sur la santé du cerveau constitue un champ passionnant à explorer et promet des solutions qui amélioreront la vie des gens et réduiront le fardeau des soins de santé.

Voici les projets financés par la SHRF et la Fondation Brain Canada :

Une analyse sanguine clinique pour déceler les formes agressives et précoces de la maladie de Parkinson

Dirigé par Christopher Phenix (Université de la Saskatchewan)

Subvention Impact : 150 000 $

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Les enzymes sont des protéines responsables du métabolisme et des réactions chimiques nécessaires à toutes les cellules vivantes. Dans certaines maladies, le dysfonctionnement de certaines enzymes peut contribuer à la pathologie concernée. Les personnes atteintes de formes graves de la maladie de Parkinson semblent présenter de faibles taux de glucocérébrosidase, une enzyme qui décompose des lipides précis dans toutes les cellules humaines.

Ce projet vise à mettre au point une analyse sanguine diagnostique capable de mesurer avec précision les taux de glucocérébrosidase dans les échantillons de sang des personnes atteintes de la maladie de Parkinson. Si les résultats sont favorables, cette analyse pourrait permettre de déceler des formes agressives de la maladie de Parkinson et servir d’outil puissant pour orienter la mise au point de nouveaux traitements importants visant à stimuler l’activité de la glucocérébrosidase afin de ralentir l’évolution de la maladie. Cette recherche, menée en Saskatchewan, pourrait faire de la province un chef de file mondial dans la mise au point d’une simple analyse sanguine pour la maladie de Parkinson, tout en fournissant des renseignements essentiels sur les facteurs de risque biologiques de développement précoce des formes agressives de la maladie de Parkinson.

Renforcer la capacité d’adaptation du cerveau : l’hypoxie intermittente aiguë aux stades avancés de la sclérose en plaques

Dirigé par Sarah Donkers et Katherine Knox (Université de la Saskatchewan)

Subvention Innovation : 50 000 $

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La sclérose en plaques (SP) est une maladie qui touche le cerveau et la moelle épinière et qui entraîne une perte de la fonction nerveuse, pour laquelle il n’existe aucun remède. L’hypoxie intermittente aiguë est un traitement non effractif qui consiste à alterner des périodes d’exposition à des taux normaux d’oxygène ambiant et de courtes périodes à des taux réduits d’oxygène. Des travaux de recherche récents menés en Saskatchewan ont permis de découvrir que l’hypoxie intermittente aiguë peut contribuer à améliorer la santé du cerveau dans un modèle animal de SP. Ce même traitement a également montré des bienfaits chez certaines personnes atteintes de lésions médullaires. Des scientifiques se penchent actuellement sur la question de savoir si l’hypoxie intermittente aiguë peut aider les personnes atteintes de SP aux stades précoces de la maladie. Cependant, cette méthode n’a encore jamais été mise à l’essai auprès de personnes dont la maladie est avancée, qui disposent souvent de peu d’options de traitement.

Cette étude sera la première à explorer l’hypoxie intermittente aiguë pour favoriser la santé du cerveau, notamment chez les personnes atteintes de SP avancée.

L’exercice et la réadaptation dans la communauté pour les personnes atteintes de maladies neurologiques chroniques

Dirigé par Cameron Mang (Université de Regina)

Subvention Impact : 150 000 $

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Il est bien établi que l’exercice et la réadaptation physique sont bénéfiques pour les personnes atteintes de troubles neurologiques, même des années après le diagnostic. Toutefois, il existe des obstacles importants à la pratique d’une activité physique. Les programmes communautaires peuvent faciliter la participation, mais peu de services sont offerts aux personnes atteintes de maladies neurologiques après leur sortie de l’hôpital.

Cette étude évaluera un programme d’exercice et de réadaptation en contexte réel dans un milieu communautaire destiné aux personnes atteintes de maladies neurologiques. Elle visera à mesurer l’efficacité du programme à améliorer les capacités de mouvement, tout en prenant en compte certaines questions, notamment : combien de personnes y participent? Quels prestataires de soins de santé les ont orientées vers ce programme? Combien en coûte-t-il? Certains travaux de recherche indiquent également que l’exercice et la réadaptation peuvent influencer les caractéristiques psychologiques et les traits de personnalité qui favorisent le rétablissement, comme la résilience, l’espoir et le sentiment d’efficacité personnelle. Nous tenterons de déterminer si des changements dans les « facteurs personnels » se produisent dans le cadre de nos travaux. Les conclusions soutiendront l’offre de programmes d’exercice et de réadaptation de grande qualité dans la communauté en vue de générer de vastes retombées, couvrant la fonction physique et le bien-être personnel.

La stimulation de l’hypothalamus comme nouveau traitement de l’épilepsie pharmacorésistante

Dirigé par Justin Botterill (Université de la Saskatchewan)

Subvention Impact : 150 000 $

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L’épilepsie est un trouble neurologique grave qui touche environ 300 000 personnes au Canada. Les médicaments anticonvulsivants constituent la principale stratégie de traitement de l’épilepsie, mais la maladie est pharmacorésistante chez une personne sur trois. Par conséquent, l’un des principaux objectifs de notre projet de recherche est de trouver de nouvelles stratégies de traitement efficaces pour les personnes atteintes d’épilepsie pharmacorésistante.

Selon des données préliminaires de notre laboratoire, une région du cerveau appelée hypothalamus influence la fréquence des crises dans des modèles murins d’épilepsie. Dans la présente étude, nous comptons vérifier si la modification de l’activité de l’hypothalamus par la stimulation à basse fréquence peut réduire les crises chez les souris et les personnes atteintes d’épilepsie pharmacorésistante. Ce type de stimulation cérébrale constituerait une méthode sûre et efficace pour réduire la fréquence des crises. Nos résultats pourraient conduire à la découverte de nouveaux traitements pour les personnes atteintes d’épilepsie pharmacorésistante.

HELP : aider les personnes aux prises avec des douleurs chroniques et un trouble du spectre de l’alcoolisation fœtale à prendre en charge leur santé à l’aide d’une application mobile

Dirigé par Holly Mansell (Université de la Saskatchewan)

Subvention Impact : 150 000 $

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La prise en charge de problèmes de santé chroniques, comme la douleur chronique et le trouble du spectre de l’alcoolisation fœtale (TSAF), peut s’avérer difficile, en particulier lorsque le soutien est limité. Le suivi des symptômes, l’observance des plans de traitement et l’adoption de stratégies d’autosoins jouent tous un rôle dans l’autoprise en charge de ces problèmes de santé chroniques. Notre équipe a conçu une application mobile appelée HELP (Health Education and Learning Platform) pour aider les gens à prendre en charge leur santé.

Conçue à l’origine pour les patients ayant subi une greffe, HELP propose des rappels de prise de médicaments, un suivi des symptômes, des ressources éducatives, des outils de communication et d’autres fonctionnalités pour aider les personnes qui l’utilisent à prendre soin de leur santé. Dans le cadre de ce projet, nous personnaliserons HELP pour les personnes aux prises avec des douleurs chroniques et le TSAF, en travaillant en étroite collaboration avec les prestataires de soins de santé et les organismes communautaires de la Saskatchewan. Nous évaluerons la facilité et l’utilité de l’application pour la patientèle et les équipes soignantes dans des contextes réels. Nous avons pour objectif de créer un outil flexible et convivial qui améliore la santé et le bien-être en favorisant l’autoprise en charge. Nous espérons que cette application pourra être adaptée à d’autres problèmes de santé afin d’aider plus de personnes dans toute la province et ailleurs.

Améliorer le soutien en santé mentale pour les communautés autochtones du Nord à l’aide d’une application mobile adaptée à leur réalité culturelle

Dirigé par Ivar Mendez, Scott Adams et Veronica McKinney (Université de la Saskatchewan et Virtual Health Hub)

Subvention Impact : 150 000 $

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De nombreuses personnes vivant dans des communautés nordiques et autochtones de la Saskatchewan ont du mal à accéder à un soutien en santé mentale en raison de la distance, des services limités et des longs délais d’attente. Ce projet vise à collaborer avec des membres des communautés, des Aînés, des jeunes et des travailleuses et travailleurs de la santé locaux pour renforcer le soutien en santé mentale à l’aide d’une application mobile qui propose des évaluations quotidiennes, des conversations guidées et la possibilité d’entrer en contact à distance avec des prestataires de soins.

Elle est conçue pour favoriser un sentiment de sécurité culturelle et offrir du soutien dans le respect des valeurs locales.

Dans le cadre de l’étude, des jeunes et des adultes des communautés de La Loche et de la Première Nation Whitecap Dakota essaieront l’application, feront part de leurs commentaires sur ce qui fonctionne bien et aideront à orienter les améliorations. Grâce aux commentaires recueillis directement auprès des communautés, ce projet montrera si cette méthode aide à réduire le stress, l’anxiété et la dépression, tout en améliorant la continuité des soins. Les résultats pourraient contribuer à la mise en place d’un soutien numérique à long terme en santé mentale, dirigé par la communauté, dans l’ensemble de la Saskatchewan.

Un médicament novateur promet de réduire les incapacités dans la sclérose en plaques

Dirigé par Michael Levin (Université de la Saskatchewan)

Subvention Impact : 150 000 $

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La sclérose en plaques (SP) est une maladie auto-immune complexe du système nerveux central dont la prévalence est remarquablement élevée au Canada, en particulier en Saskatchewan. Malgré la mise au point de traitements modificateurs de la maladie, qui en ralentissent l’évolution, le recours général aux soins de santé par les personnes atteintes de SP demeure élevé. C’est probablement attribuable au fait que les traitements actuels ne ciblent pas efficacement les lésions sous-jacentes des neurones dans la SP.

Notre équipe a découvert que, chez les personnes atteintes de SP, une protéine appelée A1, présente dans les neurones, ne fonctionne pas correctement, provoquant des lésions neuronales et des handicaps neurologiques à long terme.

Grâce à une technologie de pointe, nous avons inventé un nouveau médicament permettant de prévenir le dysfonctionnement de la protéine A1 et les lésions aux neurones chez les souris. Cette étude permettra de mettre à l’essai ce nouveau médicament chez des souris et dans des neurones humains afin d’en comprendre le fonctionnement. Ces travaux constituent la dernière étape avant de pouvoir soumettre notre nouveau traitement à des essais cliniques, dans le but ultime de traiter la neurodégénérescence, de réduire les incapacités et d’améliorer la vie des personnes atteintes de SP.

Le toucher, l’équilibre et le cerveau : une nouvelle approche pour améliorer l’équilibre et prévenir les chutes

Dirigé par Alison Oates et Janeen Loehr (Université de la Saskatchewan)

Subvention Innovation : 50 000 $

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Cette recherche se penche sur la façon dont un léger contact physique (le fait de toucher doucement une autre personne) peut aider les gens à rester en équilibre lorsqu’ils sont debout. Les chutes constituent un problème de santé majeur, en particulier pour les personnes âgées et celles atteintes de maladies, telles que la maladie de Parkinson. Des études antérieures ont montré que le fait de toucher légèrement un objet ou une autre personne ajoute une information sensorielle qui améliore l’équilibre.

L’objectif de cette étude est de comprendre comment le cerveau traite l’information sensorielle d’un léger contact physique pour améliorer l’équilibre. Nous vérifierons si le fait de donner aux personnes des instructions différentes, comme travailler ensemble ou se guider mutuellement, peut rendre le léger contact physique plus utile en mesurant le balancement des personnes en position debout et en enregistrant l’activité cérébrale à l’aide d’un équipement spécial qui suit les deux partenaires en même temps. L’étude proposée sera d’abord menée auprès d’adultes en bonne santé et devrait ensuite inclure des personnes aux prises avec des pertes d’équilibre. Les résultats pourraient permettre d’améliorer les stratégies de prévention des chutes et les programmes de réadaptation, afin d’aider les personnes à rester actives et autonomes.

Découvrez toutes les subventions financées par ce programme.