En 2012, lorsque Monica Seger et sa famille se sont associées pour la première fois à la Fondation Brain Canada afin de créer la Bourse de voyage Hubert van Tol, elles ont semé les graines d’un héritage qui continue de renforcer la communauté neuroscientifique canadienne.

Depuis plus de 10 ans, la famille Seger-van Tol ouvre des portes significatives pour les chercheurs émergents qui façonneront l’avenir de la recherche scientifique sur le cerveau.

Une vision prend son envol

La Bourse de voyage Hubert van Tol a été créée dans un but précis : donner aux chercheurs en début de carrière les moyens d’accéder à des formations, à des conférences et à des collaborations internationales qui favorisent leur progression scientifique. Nommée en l’honneur du regretté Hubert van Tol, neuroscientifique pionnier et époux de Mme Seger, cette bourse élimine des obstacles financiers qui limitent souvent les chercheurs prometteurs à un stade critique de leur carrière.

« Les stagiaires ont des idées brillantes et une énergie débordante. Nous voulons offrir le type d’occasions et d’expériences qui transforment les bons chercheurs en chercheurs exceptionnels. »
– Monica Seger

Des bourses de voyage aux bourses pour étoiles montantes

Les programmes de la Fondation Brain Canada ont évolué, tout comme l’engagement de la famille Seger-van Tol. La Bourse de voyage Hubert van Tol est devenue une pierre angulaire des programmes de Bourses pour stagiaires Étoiles montantes, l’une des initiatives phares de la Fondation Brain Canada pour soutenir la prochaine génération de neuroscientifiques. Cette évolution a renforcé la vision initiale, qui consistait à offrir aux étudiants à la maîtrise, au doctorat et au postdoctorat le mentorat, la visibilité et les ressources nécessaires au lancement d’une brillante carrière en recherche. 

Le programme de Bourses pour stagiaires Étoiles montantes apporte un soutien essentiel aux stagiaires talentueux au fil de leurs efforts pour recueillir des données préliminaires, tisser des liens professionnels et gagner de l’expérience concrète qui leur permettra de réussir à long terme.

Le lien entre les programmes et les personnes

Récemment, Mme Seger a rendu visite à Sofia Gentile, lauréate d’une Bourse de voyage Hubert van Tol et d’une Bourse pour stagiaires Étoiles montantes, au Centre Tanz de recherche sur les maladies neurodégénératives de l’Université de Toronto. Sous la direction de Naomi Visanji, Mme Gentile fait avancer la recherche sur la paralysie supranucléaire progressive (PSP), une maladie neurodégénérative rare et mortelle qui perturbe les capacités motrices et cognitives, et qui se caractérise par l’accumulation toxique de protéines tau dans le cerveau. À l’aide de la cytométrie de masse par imagerie, une nouvelle technique qui leur permettra d’utiliser des tissus cérébraux pour voir les structures cérébrales, les vaisseaux sanguins, les cellules nerveuses, les protéines tau et d’autres éléments, l’équipe tirera des données précieuses sur l’interaction du système immunitaire et de l’inflammation avec les protéines tau dans la PSP afin de mieux comprendre le développement de la maladie.

Mme Visanji a elle-même reçu une bourse de la Fondation Brain Canada dans le cadre du programme Futurs leaders canadiens de la recherche sur le cerveau, ce qui illustre parfaitement comment un investissement stratégique dans des chercheurs en début de carrière peut porter des fruits dans tout l’écosystème des neurosciences. Une future leader mentore une étoile montante, les deux soutenues par des donateurs convaincus que l’avenir des neurosciences dépend de l’investissement dans les chercheurs en début de carrière.

« Mon but ultime est de devenir une chercheuse de premier plan en neurodégénérescence, confie. Je veux aussi prioriser le mentorat et l’éducation, afin d’encourager la prochaine génération de femmes scientifiques. »
– Sofia Gentile

Si les scientifiques confirmés bénéficient d’un soutien considérable, les jeunes chercheurs sont souvent confrontés à un grand manque de financement, précisément au moment où ils en ont le plus besoin. Les soutenir en début de carrière ouvre la porte à des découvertes qui définiront la prochaine ère des neurosciences. 

« Voir ces chercheurs à l’œuvre confirme l’importance de les soutenir, déclare Mme Seger. Nous ne nous contentons pas de financer des projets. Nous investissons dans des personnes dont la passion, le dévouement et l’esprit critique façonneront l’avenir de la recherche sur le cerveau. »