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Réunir les meilleurs chercheurs canadiens afin d’améliorer les résultats sur la démence

Nouvelles, Regard sur la recherche 29 Septembre 2021
Bojana Stefanovic est chercheuse principale à l’Institut de recherche Sunnybrook de Toronto

Depuis 2014, la Fondation Brain Canada est un fier partenaire du Consortium canadien en neurodégénérescence associée au vieillissement (CCNV), une initiative pancanadienne visant à approfondir la compréhension et le traitement de la démence. Le CCNV compte 19 équipes examinant divers aspects de la démence, autant en recherche fondamentale que clinique.

« Avec des partenaires comme la Fondation Brain Canada, le CCNV permet au Canada d’intensifier ses recherches sur la démence », déclare le Dr Howard Chertkow, directeur scientifique du Consortium. « Notre démarche descendante favorise une synergie qui mobilise les chercheurs, afin de réussir ensemble ce qu’il n’est pas possible de faire seul. »

En décembre 2020, la Fondation Brain Canada a accordé une subvention de 2 500 000 $ sur cinq ans pour accomplir la phase 2 du CCNV ; des fonds égalés par la Société Alzheimer du Canada. Nous contribuons à l’un des objectifs du CCNV dont les équipes étudient le rôle des troubles vasculaires par rapport à la démence, à savoir le programme transversal Femmes, sexe, genre et démence (FSGD). Celui-ci veille à l’intégration et à la coordination des considérations de sexe et de genre dans les travaux du CCNV.

La Fondation Brain Canada est un fier partenaire du Consortium canadien en neurodégénérescence associée au vieillissement (CCNV) en faveur de la recherche sur le cerveau novatrice au Canada.

Explorer l’influence des troubles vasculaires sur la démence Plus de 400 000 Canadiens de plus de 65 ans souffrent de démence. 

Les chercheurs subventionnés par la Fondation Brain Canada souhaitent mieux comprendre cette maladie dévastatrice afin de faciliter le processus de vieillissement de centaines de milliers de Canadiens.

« L’étiologie de la démence est très complexe », explique Bojana Stefanovic, chercheuse principale à l’Institut de recherche Sunnybrook de Toronto

Elle codirige une équipe du CCNV qui souhaite élucider et contrer les effets des troubles vasculaires sur le risque de démence. Malgré la complexité de la tâche, elle croit que le travail concerté à toutes les étapes du continuum de la recherche brossera un tableau plus complet du rôle des maladies vasculaires, ce qui facilitera l’identification de traitements de la démence qui s’attaqueront aux causes de la maladie au lieu de se limiter à ses symptômes.

La démence est une maladie très répandue, mais il est très difficile d’élaborer des traitements et des soins alors que l’on en cherche encore la cause. Selon Bojana Stefanovic, il faut bien cerner l’effet des troubles vasculaires, car ils représentent l’un des facteurs de risque par excellence de la démence, tout en étant beaucoup plus faciles à étudier, à diagnostiquer et à traiter que la démence en soi.

L’équipe de Bojana Stefanovic travaille sur un modèle préclinique de maladie vasculaire pour mieux comprendre la manière dont les facteurs de risque comme l’hypertension jouent sur la rigidité artérielle et la diminution du flux sanguin vers le cerveau.

Le deuxième volet de ce partenariat pancanadien est dirigé par le Dr Eric Smith à l’Université de Calgary. Il s’agit d’une étude clinique explorant les thérapies prospectives pour les personnes atteintes de démence et de troubles vasculaires.

Selon Bojana Stefanovic, la Fondation Brain Canada donne à cette équipe les moyens de guider le travail de chacun grâce à la mise en commun des connaissances à toutes les étapes du continuum de recherche.

« Par exemple, les chercheurs précliniques peuvent identifier des voies d’accès et des comorbidités particulières de la démence qui seront ensuite examinées par les cliniciens dans le cadre d’essais cliniques », explique-t-elle. « À leur tour, lorsque ces derniers observent chez les patients des signes qu’un médicament fonctionne bien ou non, ils peuvent demander
aux chercheurs précliniques de tester leur hypothèse à l’aide d’un nouveau modèle. »

« Il est peu probable qu’une personne seule réussisse à percer la complexité de la démence. Par contre, les chances de faire de réels progrès sont meilleures lorsqu’on réunit un groupe de personnes offrant différentes perspectives, chacune avec son bagage d’expérience et un regard différent. »

Grâce à ce réseau, les subventions de la Fondation Brain Canada créent un effet multiplicateur en faveur d’expériences plus nombreuses – et plus ciblées – afin d’y voir plus clair dans l’enchevêtrement de facteurs qui contribuent à la démence.