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Biomarqueurs visant à combler le fossé translationnel dans des cas de graves lésions de la moelle épinière

Chef d'équipe 
  • Brian Kwon, University of British Columbia
Membres de l'équipe :
  • Robert Balshaw, University of British Columbia
  • Leonard Foster, University of British Columbia
  • Christoph Borchers, University of Victoria
  • Kendall Jensen, Translational Genomics Research Institute
  • Liang Li, University of Alberta
  • Guohui Lin, University of Alberta
  • Corey Nislow, University of British Columbia
  • Vanessa Noonan, Rick Hansen Institute
  • Bruce McManus, University of British Columbia
  • ICORD
  • Genome BC
  • University of British Columbia
  • The Djavad Mowafaghian Centre for Brain Health
  • Vancouver Coastal Health

Aperçu du projet

Chaque année, plus de 1 500 Canadiens subissent une grave lésion médullaire et viennent grossir les rangs des 40 000 personnes aux prises avec ce genre de blessure aux effets physiques et psychologiques dévastateurs. Malheureusement, aucun des traitements prometteurs mis au point avec des modèles animaux de lésions médullaires n’a réussi à produire des bienfaits neurologiques concluants lors d’essais cliniques chez l’humain. En rétrospective, les différences biologiques entre l’humain et l’animal expliquent en partie cette incapacité de transposer des traitements efficaces entre les deux espèces. Il y a donc lieu d’approfondir nos connaissances de la physiopathologie humaine des lésions médullaires et d’identifier les similarités et différences biologiques entre les modèles animaux et les cas humains. En outre, il est difficile de valider les traitements dans le cadre d’études cliniques en regard de l’importance disproportionnée que revêtent les mesures neurologiques fonctionnelles. Celles-ci sont à la fois rudimentaires et imprécises pour mesurer la physiologie de la moelle épinière. Pis encore, elles sont impossibles à établir chez les patients gravement blessés puisque d’autres facteurs comme les traumatismes crâniens ou les sédatifs brouillent les pistes. Il serait donc utile de mettre au point un outil clinique faisant appel à des mesures biologiques pour stratifier les lésions médulaires, prédire la récupération neurologique et évaluer la réponse au traitement. Bon nombre de traitements semblent prometteurs en laboratoire, mais il faut à tout prix élaborer des biomarqueurs de la gravité des lésions et autres moyens d’évaluer la réponse au traitement. Dans cette perspective, le chercheur fera appel à la protéomique, la génomique, la lipidomique et la métabolomique pour mener une analyse parallèle du liquide céphalorachidien (LCR) et du sérum de patients atteints de lésions médullaires graves et de gros modèles animaux de cette condition. Ces travaux approfondiront les rudiments de la physiopathologie des lésions médullaires humaines et mèneront à des biomarqueurs et résultats biologiques communs à l’humain et à l’animal en la matière, le tout afin de pouvoir transposer les découvertes entre espèces.