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Réseau canadien de traitement par SMTr et biomarqueurs dans le contexte d’une étude clinique sur la dépression (CARTBIND)

Chef d'équipe 
  • Zafiris Daskalakis, Centre for Addiction and Mental Health
Membres de l'équipe :
  • Fidel Vila-Rodriguez, University of British Columbia
  • Aristotle Voineskos, Centre for Addiction and Mental Health
  • Sidney H. Kennedy, University Health Network
  • Raymond Lam, University of British Columbia
  • Jonathan Downar, Toronto Western Research Institute, University of Toronto
  • Daniel Blumberger, Centre for Addiction and Mental Health
  • Tarek Rajji, Centre for Addiction and Mental Health
  • Gustavo Turecki, Douglas Hospital Research Centre
  • Christopher Honey, University of Toronto
  • University of British Columbia
  • Toronto General & Western Hospital Foundation
  • CAMH

Aperçu du projet

La stimulation magnétique transcrânienne répétée (SMTr) est une manière efficace de traiter les patients qui ne réagissent pas aux antidépresseurs. Ce procédé stimule le cerveau à l’aide d’une série d’impulsions magnétiques administrées à l’aide d’une bobine magnétique portative. Une SMTr exige environ 40 minutes et peut être administrée 8 à 10 fois par jour. Récemment, des études ont démontré qu’un nouveau type de SMTr nommé stimulation par pulsions thêta intermittentes (SPTi) est également utile pour traiter la dépression. Il suffit de 3 minutes pour l’administrer. Dans le cadre de ce projet, l’équipe de Zafiris Daskalakis mènera une étude clinique comparant la SMTr classique à la SPTi chez 294 patients présentant une dépression pharmacorésistante et comportant 20 séances de traitement. La moitié des patients subira un traitement par SMTr et l’autre moitié recevra un traitement par SPTi. Afin de mieux comprendre les mécanismes de la SMTr, les chercheurs étudieront aussi les modifications biologiques qu’elles opèrent dans le cerveau, car c’est ainsi qu’ils pourront prédire si les patients répondront ou non au traitement par SMTr. À ce jour, les résultats préliminaires démontrent que la SPTi soigne aussi bien la dépression que la SMTr. De plus, il semble possible de bien identifier les patients qui réagiront le mieux au traitement par SMTr d’après les données préliminaires sur l’imagerie de la biologie cérébrale. Si tout se déroule bien, ce projet jettera les bases d’une méthode pour accroître de 8 à 10 fois la capacité de traitement par SMTr en clinique. Cette nette amélioration constituera un pas important vers un meilleur accès à la SMTr pour toute la population canadienne. Dans l’ensemble, ce projet produira des bienfaits tangibles, car il améliorera l’efficacité de la SMTr (l’un des rares traitements en cas de dépression pharmacorésistante), tout en ouvrant la voie à une médecine personnalisée.