Brain Canada Brain Canada
EN Donner

Résultats cognitifs des thérapies par électrochocs et efficacité de la réponse/ rémission de la dépression résistante au traitement : l’essai CORRECT-TRD

Chef d'équipe 
  • Daniel Blumberger, Centre for Addiction and Mental Health
Membres de l'équipe :
  • Shawn McClintock, Duke University
  • Kiran Rabheru, University of Ottawa
  • Fidel Vila-Rodriguez, University of British Columbia
  • Zafiris Daskalakis, Centre for Addiction and Mental Health
  • Sarah Lisanby, Duke University
  • Mustafa Husain, Duke University
  • Jonathan Downar, Toronto Western Research Institute, University of Toronto

Aperçu du projet

La magnétoconvulsivothérapie (MCT) est une nouvelle forme de traitement faisant appel à de fortes impulsions magnétiques qui stimulent le cerveau et provoquent des convulsions. Cette intervention s’adresse aux patients atteints de dépression pharmacorésistante. Des travaux préliminaires ont révélé que cette population de patients réagit bien à la MCT, car leur taux de réponse et de rémission est comparable à celui de l’électroconvulsivothérapie (ECT).

Dans le cadre de ce projet, l’équipe de Daniel M. Blumberger mènera un essai de non-infériorité, randomisé et à double insu auprès de 264 patients souffrant de dépression pharmacorésistante. L’objectif des chercheurs est de comparer les effets cognitifs indésirables ainsi que le taux de réponse et de rémission de la MCT par rapport à ceux d’une variante de l’ECT à base d’impulsions ultra-brèves. Même si l’ECT a fait ses preuves comme traitement, elle comporte son lot de stigmatisation sociale et cause des ravages sur la mémoire. Plus particulièrement, l’ECT détériore la mémoire à court terme et nuit à la formation de souvenirs. Inversement, la MCT n’altère pas la mémoire et, selon les conclusions d’études préliminaires, elle exercerait un effet antidépresseur efficace, tout en étant mieux accueillie que l’ECT comme forme de traitement. Par conséquent, les chercheurs ont pour mission de  comparer l’efficacité et l’effet sur la mémoire de la MCT et l’ECT chez les patients souffrant de dépression pharmacorésistante, le tout à l’aide d’évaluations cliniques et cognitives approfondies. En outre, ils combineront les techniques de stimulation magnétique transcrânienne et d’électroencéphalographie (SMT-EEG) afin d’étudier l’inhibition corticale, un biomarqueur, qui, selon eux, permettrait d’identifier les patients susceptibles de répondre au traitement, et ce, avec un degré de précision atteignant 85 %. Si tout se déroule bien, ce projet aboutira à l’application pratique de la MCT comme forme de traitement convulsif de première intention exerçant moins d’effets indésirables chez les patients souffrant de dépression pharmacorésistante. De plus, il facilitera l’instauration d’une médecine personnalisée dans ce domaine thérapeutique.