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Interactions neuro-immunitaires distinctes entre sexes en réaction à la douleur chronique

Chef d'équipe 
  • Jeffrey Mogil, McGill University
Membres de l'équipe :
  • Michael Salter, The Hospital for Sick Children
  • Yves De Koninck, Université Laval
  • Jason Lerch, University of Toronto
  • Université Laval
  • McGill University
  • The Hospital for Sick Children

Aperçu du projet

Lorsqu’il est question de douleur chronique, le fait que les neurones ne sont pas les seules cellules du système nerveux central à intervenir dans le traitement des signaux de douleur est l’une des plus grandes découvertes de la dernière décennie. On attribuait auparavant un simple rôle de soutien aux cellules gliales en raison de leurs caractéristiques simili-immunitaires (surtout les microglies et les astrocytes). Or, il s’avère qu’elles participent activement au traitement de la douleur, car elles renferment et libèrent des molécules clés qui peuvent être exploitées à des fins analgésiques. Règle générale, les chercheurs utilisent des rats ou des souris mâles dans le cadre de leurs travaux de recherche biomédicale ou sur la douleur afin de démontrer l’importance des interactions neuro-immunitaires entre cellules gliales et neurones dans la moelle épinière. L’équipe de Jeffrey Mogul a déjà prouvé que la douleur chronique peut s’installer chez les souris femelles sans l’intervention des microglies de la moelle épinière, et ce, contrairement aux mâles.  Les chercheurs se proposent d’examiner, pour la première fois, le rôle que jouent les molécules gliales dans la douleur chez les souris femelles et les rates. Forts des indices étayant la façon dont la douleur s’exprime différemment entre sexes, les chercheurs approfondiront cette notion à l’égard des fonctions cérébrales au-delà de la moelle épinière. Ces études feront appel à des souris ainsi qu’à des techniques d’imagerie de pointe (résonance magnétique de haute résolution et tomographie sérielle à deux photons). Enfin, pour confirmer la pertinence des résultats chez l’humain, ils mèneront des expériences sur des macaca fascicularis portant sur les différences de sexe liées aux gènes et aux concentrations protéiques consécutives à des lésions nerveuses associées à la douleur.