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Développement de nouvelles modalités d’administration d’oligonucléotides pour la maladie de Huntington

Chef d'équipe 
  • Blair Leavitt, University of British Columbia
Membres de l'équipe :
  • Danica Stanimirovic, National Research Council of Canada
  • Abedelnasser Abulrob, National Research Council of Canada
  • Jodi McBride, Oregon Health and Science University
  • Huntington Society of Canada

Aperçu du projet

La maladie de Huntington est un trouble neurodégénératif qui frappe environ une personne sur 7500 en Occident. Elle découle d’une mutation du gène HTT qui se met alors à produire une version mutante et toxique de la huntingtine, soit la protéine responsable du dépérissement des cellules cérébrales. On espère donc prévenir ou freiner l’apparition de la maladie en s’attaquant à la huntingtine mutante à l’origine de la maladie de Huntington. Une façon de s’y prendre consiste à juguler la production de la protéine mutante toxique à l’aide de fragments d’ADN spéciaux nommés oligonucléotides antisens (OAS). Le nœud du problème est que le cerveau bloque les OAS administrés par voie intraveineuse, de sorte qu’il faut les injecter directement dans le liquide céphalorachidien (LCR). Or, cette procédure est invasive et ne permet pas aux OAS d’imprégner tout le cerveau, y compris la région la plus durement frappée par la maladie de Huntington : le striatum. Dans le cadre de ce projet, l’équipe du Dr Leavitt utilisera des souris et des singes pour élaborer de nouvelles façons d’administrer les OAS dans le cerveau et l’organisme de manière non invasive et plus efficace. 

Ils cherchent aussi différents moyens de mesurer la huntingtine dans le cerveau pour mieux en évaluer les changements de concentration en réaction aux traitements expérimentaux comme celui de l’OAS. À cet effet, les chercheurs ont déjà démontré qu’il est possible d’y parvenir en quantifiant la huntingtine mutante dans le liquide céphalorachidien. Ils pousseront leurs travaux de quantification de la huntingtine mutante dans le LCR et continueront à développer des méthodes complémentaires pour mesurer la huntingtine normale et anormale, ainsi que d’autres protéines associées à des pathologies. Enfin, ils appliqueront ces méthodes au LCR prélevé chez des singes et des patients au fil du temps afin de trouver la méthode clinique optimale à emprunter pour évaluer l’évolution de la huntingtine dans le cerveau. 

Grâce à ces travaux, ceux qui souffrent de la maladie de Huntington se rapprocheront d’un traitement capable d’en atténuer les effets.