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Production locale d’insuline par le cerveau dans les troubles de mémoire et la maladie d’Alzheimer : approche multidisciplinaire d’une question cruciale

Chef d'équipe 
  • James Johnson, University of British Columbia
Membres de l'équipe :
  • Paul Pavlidis, University of British Columbia
  • Shernaz Bamji, University of British Columbia
  • Michael Smith Foundation for Health Research
  • Genome BC
  • PARF

Aperçu du projet

La forme précoce et héréditaire de la maladie d’Alzheimer représente seulement 1 % des cas.  Or, elle a fait l’objet d’études approfondies qui ont révélé les gènes responsables de cette affection tandis que les formes plus répandues ont été largement ignorées, créant ainsi un vide thérapeutique faute de connaissances. Heureusement, des études démographiques ont pu confirmer un important lien de cause à effet entre la maladie d’Alzheimer, l’obésité, le métabolisme des graisses modifiées, le diabète et l’insuline. Autre fait important, plusieurs chercheurs ont signalé au fil des années que le cerveau est capable de produire une petite quantité d’insuline. D’ailleurs, l’équipe de James Johnson a récemment corroboré ces résultats à l’aide de méthodes rigoureuses et d’études préliminaires qui ont révélé une baisse de la production d’insuline dans le cerveau en réaction à un régime cétogène. Dans le cadre de ce projet, les chercheurs testeront l’hypothèse voulant que l’insuline produite par le cerveau est essentielle à la survie et à la bonne marche des cellules cérébrales. Ils étudieront donc l’effet distinct d’une modification génétique et de l’alimentation sur le risque accru d’alzheimer. À cette fin, ils utiliseront de toutes nouvelles lignées de souris génétiquement modifiées pour ne pas produire d’insuline dans le cerveau. Des études précédentes n’ont pu établir des résultats probants, car elles comportaient l’utilisation de toxines brutes pour éradiquer les cellules productrices d’insuline dans le cerveau. Les chercheurs évalueront la survie et la fonction des cellules cérébrales dans ces modèles murins au cerveau insulinoprive. Ils étudieront aussi leur capacité d’apprentissage et la façon dont leur cerveau se reprogramme en l’absence d’insuline. Enfin, l’insuline sera corrélée aux modifications de type alzheimer du cerveau humain. Ces travaux approfondiront notre savoir sur la maladie d’Alzheimer et pourraient mener à son éradication.