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EN Donner

Évaluation d’une intervention de thérapie par la danse faisant appel à plusieurs méthodes destinés aux étudiants faisant appel aux services universitaires de santé mentale

Chef d'équipe 
  • Isabel Fortier, McGill University
  • Les Grands Ballets 

Aperçu du projet

Des décennies de recherche sur la danse ont révélé son influence positive sur la qualité de vie et les symptômes d’un groupe diversifié de participants. Elle améliore l’humeur, l’image corporelle et l’estime de soi, tout en favorisant le processus de guérison physique, cognitif et émotionnel des personnes en détresse. Par contre, les travaux qui ont confirmé les effets hautement thérapeutiques et réadaptatifs de la danse ne sont pas considérés comme suffisamment robustes pour conclure à son efficacité. Dans le cadre de ce projet, l’équipe d’Isabel Fortier tente d’y remédier en menant une étude avec un protocole de recherche multimodal conçu pour mesurer à la fois les effets quantitatifs et qualitatifs de la danse-thérapie. L’étude sera menée auprès d’étudiants ayant sollicité des services de santé mentale universitaires.

Les chercheurs compareront l’efficacité de la danse-thérapie par rapport aux interventions classiques faisant appel à la médication et la psychothérapie. Les participants seront répartis aléatoirement entre deux groupes (avec et sans danse) et subiront une gamme d’évaluations qualitatives et quantitatives, dont une neuroimagerie. Cette dernière mettra en lumière les modifications neurobiologiques opérées par la danse-thérapie et les résultats seront corrélés avec les données issues d’un questionnaire quantitatif et d’une entrevue qualitative.

L’équipe utilisera ces techniques peu invasives auprès d’un échantillon d’étudiants choisi parmi une population de sujet à risque élevé de dépression et d’anxiété, c’est-à-dire des étudiants de premier cycle au Canada qui sont plus nombreux que leurs pairs des décennies précédentes à réclamer de l’aide psychologique, créant ainsi une pénurie de ressources, de l’épuisement professionnel ainsi qu’un long temps d’attente pour recevoir des services offerts par le campus. Si la danse-thérapie parvient à améliorer le sort des étudiants, elle pourrait changer la donne en matière de réduction du temps d’attente, des symptômes et de la détresse, en plus d’alléger les coûts globaux de santé. Grâce à cette étude, on pourrait enfin comprendre les mécanismes thérapeutiques de la danse-thérapie, à la fois par ses effets subjectifs sur les émotions et par les modifications tangibles qu’elle imprime sur les processus physiologiques et neuraux.