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Détermination du potentiel neurodégénératif des microglies dans un modèle de SP progressive

Chef d'équipe 
  • Jason Plemel, University of Alberta
  • Azrieli Foundation

Aperçu du projet

La sclérose en plaques (SP) est une maladie du système immunitaire qui s’attaque au cerveau et à la moelle épinière. L’ampleur des séquelles varie de la perte de vision dans un œil jusqu’à la paralysie complète. Après plusieurs années, la maladie atteint généralement un stade appelé SP progressive, lorsque les traitements disponibles ne réussissent plus à empêcher l’aggravation de l’invalidité. La SP progressive est difficile à traiter parce que sa ou ses causes demeurent inconnues. Cependant, à l’instar d’autres chercheurs, je soupçonne que les causes sous-jacentes de la SP progressive diffèrent de celles à l’origine des premiers stades de la maladie. Ainsi, pour étudier la SP progressive, j’utiliserai un modèle animal de SP progressive et examinerai le rôle des cellules immunitaires du cerveau appelées microglies. Grâce à des études d’imagerie cérébrale chez les personnes atteintes de SP progressive, on sait que les microglies jouent un rôle à ce stade de la maladie, puisque leur activité correspond à un plus grand nombre de handicaps physiques. Il a toujours été difficile d’étudier les microglies, faute de pouvoir les différencier d’autres cellules sanguines appelées macrophages. Par exemple, les protéines (appelées « marqueurs ») dans les microglies ressemblent à celles des macrophages sanguins. La similarité des marqueurs a empêché les chercheurs de départager les fonctions ou propriétés toxiques de chacune. Pour mieux cerner le rôle spécifique des microglies dans un modèle animal de SP progressive, j’ai développé de nouveaux outils permettant de distinguer les microglies des macrophages sanguins. Ces nouveaux outils serviront à examiner l’activité et la fonction des microglies au fur et à mesure que la maladie évolue dans le modèle animal de SP. De plus, je vais supprimer les microglies dans le modèle animal pour déterminer si elles provoquent ou propagent des dommages. Ultimement, j’espère élucider le rôle des microglies dans ce modèle animal, afin de m’en servir comme cible thérapeutique pour mettre au point de nouveaux traitements de la SP.