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La voie synaptique comme cible thérapeutique des troubles neurodéveloppementaux et psychiatriques

Chef d'équipe 
  • Ann Marie Craig, Brain Research Centre, University of British Columbia
Membres de l'équipe :
  • Michael Gordon, Brain Research Centre, University of British Columbia
  • Tim Murphy, University of British Columbia
  • Richard Brown, Dalhousie University
  • Genome BC
  • University of British Columbia
  • The Djavad Mowafaghian Centre for Brain Health
  • Vancouver Coastal Health

Aperçu du projet

Les troubles du spectre de l’autisme (TSA) regroupent un ensemble de désordres neurodéveloppementaux marqués par des difficultés sur le plan des interactions sociales et de la communication, ainsi que par des modes restreints, répétitifs et stéréotypés de comportements. Plus de 1 % de la population est aux prises avec l’autisme et la schizophrénie, des maladies qui comportent une forte prédisposition héréditaire de 60 à 90 % entre jumeaux. Dernièrement, des études ont révélé des mutations aux voies génétiques empruntées par l’autisme et la schizophrénie. Il s’agit de gènes qui établissent des connexions synaptiques entre les neurones, notamment les protéines d’adhésion de la neurexine et autres molécules associées aux voies biochimiques. Afin d’étudier et de traiter l’autisme, on a créé une lignée de souris génétiquement modifiées pour présenter une altération monogénique des gènes de la voie des neurexines typiques de l’autisme afin qu’elles manifestent des troubles d’interaction sociale. Dans le cadre de ce projet, l’équipe d’Ann Marie Craig examinera les propriétés fondamentales des voies synaptiques des neurexines à l’aide de cultures cellulaires et de modèles animaux de l’autisme. Les chercheurs feront appel à des techniques d’imagerie biomédicale, structurelle et de fluorescence de pointe, ainsi qu’à des analyses comportementales de modèles d’insectes et de souris afin de mieux cerner les légères nuances dans l’organisation et la fonction cérébrale liées à ces troubles neuropsychiatriques. Ils ont déjà mis au jour de nouveaux mécanismes qui régissent les voies des neurexines et en valideront l’importance par rapport aux fonctions cérébrales. L’un des volets déterminants de ces travaux consiste à évaluer l’efficacité des nouveaux agents thérapeutiques pour améliorer les comportements et phénotypes cellulaires associés aux effets dévastateurs de ces maladies. Grâce à ces études moléculaires approfondies de la génétique humaine, ils espèrent aboutir à de meilleurs traitements de l’autisme et de la schizophrénie.