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Rôle de l’inflammation périphérique dans les cas de SLA : étude exploratoire

Chef d'équipe 
  • Fabio Rossi, University of British Columbia
  • ALS Society of Canada

Aperçu du projet

Il y a plus d’une décennie, les scientifiques ont prouvé que la SLA n’était pas seulement une maladie des motoneurones, mais que d’autres cellules avoisinantes pouvaient jouer un rôle actif dans le processus pathologique. Des expériences complexes ont démontré qu’on ne parvenait pas à arrêter la maladie en « éteignant » génétiquement la SLA dans les motoneurones de souris à des moments différents. D’autres travaux ont en outre montré qu’on ne pouvait pas causer la maladie en introduisant des mutations de la SLA seulement dans les motoneurones. Dans le domaine de la SLA, la recherche ne portant pas sur les motoneurones s’est concentrée sur un ensemble de cellules de soutien appelées astrocytes et des cellules inflammatoires et immunitaires appelées microglies. D’autres types de cellules, notamment des cellules inflammatoires de l’extérieur du SNC, ont aussi fait l’objet de diverses expériences. Le Dr Fabio Rossi, de l’Université de la Colombie-Britannique, vise à révolutionner nos connaissances des changements inflammatoires dans les cas de SLA à l’aide d’une nouvelle technique appelée cytométrie de masse, qui permet de trier et d’identifier les cellules présentes dans un mélange complexe. En collaboration avec le Dr Charles Krieger, de l’Université Simon Fraser, et le Dr Ryan Brinkman, de l’Université de la Colombie-Britannique, le Dr Rossi s’efforcera d’identifier la « signature inflammatoire » de la SLA dans le sang des patients qui en sont atteints et de la comparer à celle présente dans le sang des conjoints pour tenir compte des influences environnementales. Ce projet est particulièrement unique, car la puissance de la technique permet d’examiner les cellules en circulation dans un « espace à 38 dimensions ». Cela signifie qu’il est possible de détecter différentes cellules avec précision du taux de 38 différents marqueurs qu’elles présentent, contrairement aux études précédentes qui en mesuraient au maximum 14. On espère ainsi qu’il sera possible d’examiner la corrélation entre ces signatures et la progression de la SLA. De plus, en définissant les sous-types de cellules inflammatoires circulant dans la maladie, nous pourrons non seulement en apprendre davantage sur le processus menant à la dégénérescence des motoneurones, mais découvrirons fort probablement de nouvelles cibles thérapeutiques.