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Développement d’une stratégie thérapeutique pour les troubles du spectre de l’autisme à l’aide de modèles murins et de modulateurs de contrôle de la traduction

Chef d'équipe 
  • Nahum Sonenberg, McGill University
Membres de l'équipe :
  • Jeffrey Mogil, McGill University
  • Antoine Adamantidis, Adamantidis
  • Jean-Claude Lacaille, Université de Montréal
  • Joseph Buxbaum, The Mount Sinai Hospital
  • Paul Hagerman, University of California, Davis
  • Randi Hagerman, University of California, Davis
  • Azrieli Foundation
  • National Bank of Canada

Aperçu du projet

Un dérèglement de la protéogenèse (également appelée traduction) entraîne des pathologies comme le cancer, l’obésité et des troubles mnésiques, mais on soupçonne aussi qu’il déclenche des troubles du spectre autistique (TSA) ainsi que le syndrome de l’X fragile (SXF). Puisque la traduction régule les connexions synaptiques, toute perturbation entraînerait vraisemblablement un TSA. Voilà pourquoi il importe de mettre au point de nouveaux traitements du SXF et du TSA. Pour explorer les nouvelles pistes et jeter les bases d’essais cliniques pertinents, il faut donc mettre à l’épreuve toute innovation thérapeutique à l’aide de modèles précliniques, notamment des souris. À l’instar des humains, les modèles murins de SXF/TSA présentent des déficits comportementaux ainsi que des altérations synaptiques. Dans le cadre de ce projet, l’équipe de Nahum Sonenberg mènera des études précliniques avec des modèles murins de la TSA et du SXF. Les chercheurs évalueront les propriétés inhibitrices de la traduction de nouvelles thérapies géniques, optogénétiques (contrôle individuel des neurones à l’aide de rhodopsines activées par la lumière) et pharmacologiques. En outre, ils examineront l’effet d’inhibiteurs de la traduction qui sont en développement ou homologués par la FDA comme traitement du cancer. Pour mieux comprendre le lien entre la protéogenèse et le TSA/SXF, ils feront aussi appel au séquençage d’ARN afin d’examiner la traduction d’ARNm dans des tissus cérébraux post mortem et des lymphocytes. Ces travaux mettront au jour de nouveaux gènes et biomarqueurs témoignant d’une prédisposition au TSA/SXF associée à un dérèglement de la protéogenèse. D’après les chercheurs, ce projet pavera la voie au développement de nouvelles pistes thérapeutiques pour ces maladies qui feront ensuite l’objet d’études cliniques conséquentes.