Brain Canada Brain Canada
EN Donner

Dépistage des facteurs de risque neurocognitif précoces pour les troubles d’apprentissage des mathématiques

Chef d'équipe 
  • Rebecca Merkley, University of Western Ontario
  • University of Western Ontario

Aperçu du projet

Il semble qu’on peut prédire certains aspects du bien-être à l’âge adulte, tel le statut socio-économique, d’après le niveau d’aptitude mathématique que l’on manifeste pendant l’enfance. La dyscalculie développementale (DD) est un trouble de l’apprentissage neurodéveloppemental sans rapport avec une déficience mentale. Il se manifeste par des difficultés à assimiler des notions arithmétiques, à comprendre qu’un nombre puisse être plus grand qu’un autre et à faire des calculs.  Les difficultés d’apprentissage numérique peuvent aussi être associées à certains troubles neurodéveloppementaux d’origine biologique, notamment la paralysie cérébrale et les troubles du spectre de l’alcoolisation fœtale. Or, on en sait très peu sur l’étiologie de la DD et l’acquisition des notions arithmétiques comparativement à d’autres troubles neurodéveloppementaux tout aussi répandus, comme la dyslexie, mais qui ont davantage retenu l’attention du milieu de la recherche.

Dans le cadre de ce projet, Rebecca Merkley empruntera des méthodes comportementales et de neuroimagerie afin d’identifier les caractéristiques neurales prédictives d’un développement arithmétique atypique dès les années préscolaires. Elle étudiera l’évolution des aptitudes arithmétiques, d’attention et langagière d’un grand nombre d’enfants d’âge préscolaires au fil du temps afin d’élaborer un cheminement type de la numératie et des interactions avec les autres processus cognitifs. Parallèlement, elle s’intéressera aux risques héréditaires en suivant la fratrie d’âge préscolaire d’autres enfants plus vieux ayant déjà reçu un diagnostic de DD. Enfin, elle explorera les marqueurs neuraux du risque de DD en faisant subir des électroencéphalographies (EEG) et des examens par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) à sous-groupe d’enfants au fil des années. Les données ainsi recueillies sur la dynamique temporelle et les connexions fonctionnelles qui caractérisent le développement d’un cerveau à risque de contracter une DD aideront à mieux cerner les trajectoires atypiques à l’aboutissement défavorable. L’étude suivra les enfants jusqu’aux études primaires afin de déterminer s’ils reçoivent éventuellement un diagnostic de trouble de l’apprentissage, de sorte qu’il sera possible de mesurer le risque de DD à partir de marqueurs neurocognitifs.