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Le neuroscientifique de l’Université Laval, Steve Lacroix, remporte un prestigieux prix soulignant la recherche sur les lésions médullaires

La Fondation Brain Canada et Fondation Barbara Turnbull pour la recherche sur la moelle épinière sont heureuses d’annoncer que Steve Lacroix a été choisi par un comité international comme lauréat du Prix Turnbull-Tator 2020 pour la recherche sur les lésions médullaires et commotions cérébrales. Ce prix souligne son article publié en 2019 dans Nature Communications intitulé « Microglia are an essential component of the neuroprotective scar that forms after spinal cord injury ».

Depuis 2001, la Fondation Brain Canada et la Fondation Barbara Turnbull honorent la mémoire de Barbara Turnbull en favorisant la recherche exceptionnelle dans le domaine des lésions médullaires et/ou cérébrales afin d’améliorer le sort des gens qui en souffrent. Co-financé par les deux fondations, le Prix Turnbull-Tator récompense un chercheur canadien ou une chercheuse canadienne ayant publié des travaux de recherche exceptionnels dans ce domaine. Choisi en fonction du caractère novateur des recherches et de l’impact des résultats, la personne lauréate reçoit un montant de 50 000 $ afin de poursuivre ses travaux et de faire progresser son domaine de recherche.

« Barbara s’est fait un devoir de sensibiliser le public à l’importance de souligner et de financer l’excellence en recherche au Canada ayant trait au soin des lésions médullaires ainsi qu’à l’évaluation et au traitement des commotions cérébrales », déclare Gary Goldberg, directeur de la Fondation Barbara Turnbull pour la recherche sur la moelle épinière. « Je suis honoré de poursuivre son oeuvre au sein de la Fondation Barbara Turnbull, car elle demeure une source d’inspiration pour ceux qui tentent de changer la donne dans ce domaine. »

Steve Lacroix, dont la candidature a été proposée par Serge Rivest, est un neuroscientifique chevronné comptant plus de 15 ans d’expérience en recherche sur la moelle épinière. Ses travaux visent à protéger les neurones après une lésion et à faciliter la régénération ou la réparation la moelle épinière.

« C’est avec humilité et reconnaissance que j’accepte ce prix en l’honneur de pionniers qui ont consacré leur vie à la recherche dans le domaine des lésions médullaires », a déclaré Steve Lacroix, professeur au Département de médecine moléculaire de la Faculté de médecine de l’Université Laval et directeur de l’Axe neurosciences du Centre de Recherche du CHU de Québec – Université Laval. « La collaboration est au coeur de cette réalisation, car je n’aurais pas réussi à publier cet article seul. J’ai eu le privilège de travailler avec des collègues canadiens talentueux, nommément Molly Shoichet de l’Université de Toronto et Marie-Ève Tremblay de l’Université de Victoria, ainsi qu’une équipe d’étudiants, dont le premier auteur, Victor Bellver-Landete, et d’assistants de recherche formidables qui ont tous joué un rôle important. »

Cet article primé décrit les travaux avec des modèles animaux accomplis par l’équipe de Steve Lacroix visant à cerner le rôle des microglies, soit un type de cellule immunitaire qui siège dans le cerveau et la moelle épinière. Les chercheurs décrivent en quoi elles évitent la mort neuronale après une lésion médullaire et circonscrivent l’ampleur des dommages grâce à un processus baptisé cicatrice microgilale. En outre, l’article démontre qu’il serait possible de mieux récupérer après une lésion en stimulant les fonctions protectrices des migroglies.

« Nous offrons nos plus sincères félicitations à Steve Lacroix et son équipe », déclare Viviane Poupon, présidente et chef de la direction de la Fondation Brain Canada. « Cet article change la donne pour le milieu de la recherche et incarne le genre de travaux rigoureux et de grande qualité qui changeront la manière dont on étudie les lésions médullaires, tout en accélérant la découverte de traitements et la récupération. »

« Grâce aux travaux accomplis par l’équipe de Steve Lacroix, un désir cher au coeur de Barbara est près de se réaliser, c’est-à-dire améliorer le sort des personnes frappées par une blessure invalidante », déclare le Dr Charles Tator, professeur de neurochirurgie à l’Université de Toronto et chercheur à l’Institut du cerveau Krembil du Réseau universitaire de santé à Toronto. « J’ai eu l’honneur de connaître Barbara et d’avoir été témoin de son optimisme et de son militantisme communicatif. Elle croyait au pouvoir de la science pour améliorer la vie des gens, une conviction que reflète notre prix éponyme. »

Au Canada, il y aurait environ 85 000 personnes atteintes d’une lésion médullaire et 4 500 personnes viennent grossir leurs rangs chaque année. Ces chiffres sont appelés à augmenter au cours des vingt prochaines années en regard de la population vieillissante du Canada.

« Les fonds accordés par la Fondation Brain Canada et la Fondation Barbara Turnbull représentent un apport crucial nous permettant de demeurer concurrentiels à l’échelle internationale et de trouver des façons novatrices de comprendre un processus aussi complexe que le rétablissement de la moelle épinière, affirme Steve Lacroix. Mon objectif est de mener des recherches exemplaires, en espérant qu’elles inspireront la relève scientifique canadienne afin qu’elle puisse à son tour façonner l’avenir de la recherche sur les lésions médullaires. »

Ce projet voit le jour grâce au soutien financier de Santé Canada, par le truchement du Fonds canadien de recherche sur le cerveau, un partenariat innovateur entre le gouvernement du Canada (par Santé Canada) et la Fondation Brain Canada, ainsi que la Fondation Barbara Turnbull pour la recherche sur la moelle épinière.