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Études précliniques et cliniques sur des withanolides : effets thérapeutiques, signatures moléculaires et biomarqueurs

Chef d'équipe 
  • Jean-Pierre Julien, Université Laval
  • ALS Society of Canada

Aperçu du projet

L’une des caractéristiques de la SLA est la présence d’amas anormaux à l’intérieur des motoneurones qui contiennent diverses substances, notamment, dans la majorité des cas, la protéine 43 liant l’ADN TAR (TDP-43). C’est pourquoi la compréhension des mécanismes par lesquels TDP-43 influence la maladie pourrait avoir une incidence considérable sur notre capacité à traiter la SLA. Il y a quelques années, le Dr Jean-Pierre Julien, professeur à l’Université Laval de Québec, a découvert que TDP-43 interagissait avec le facteur nucléaire κB (NF-κB), un régulateur principal de l’inflammation. Il s’agit d’un procédé lié au mécanisme de la SLA. Des travaux plus approfondis ont révélé qu’en laboratoire, le traitement de modèles murins de la SLA avec un inhibiteur du NF-κB nommé withaférine A permettait de réduire les symptômes de la maladie et la neuroinflammation. De plus, la plante Withania somnifera (Ashwagandha), dont est dérivée la withaférine A, produisait aussi des effets positifs dans les modèles murins de la SLA lorsqu’elle a été administrée par voie alimentaire. C’est pourquoi le Dr Julien a entamé une collaboration avec ImStar Therapeutics, Inc. pour la création de nouveaux médicaments qui imitent la withaférine A, mais aux caractéristiques améliorées, pour traiter la SLA. Ces travaux ont mené à la création d’une substance appelée IMS-088. La présente bourse Hudson financera l’étude préclinique (en laboratoire) qui étudiera son utilisation comme thérapie potentielle contre la SLA. À l’aide de modèles murins de la SLA uniques nommés RiboTag, qui permettront de surveiller instantanément des cellules précises importantes dans la progression des symptômes de la maladie, l’équipe du Dr Julien déterminera non seulement si l’IMS-088 ralentit la progression de la maladie, mais aussi si des marqueurs biologiques (biomarqueurs) peuvent être utilisés pour surveiller l’efficacité de cette substance chez les humains si elle se rend à l’étape des essais cliniques.