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Approches nouvelles pour réparer la substance blanche du système nerveux central

Approches nouvelles pour réparer la substance blanche du système nerveux central

Chef d'équipe 
  • Freda Miller, University of Toronto
Membres de l'équipe :
  • David Kaplan, University of Toronto
  • Wolfram Tetzlaff, University of British Columbia
  • Samuel Weiss, University of Calgary

Aperçu du projet

Plusieurs des cellules nerveuses du corps sont recouvertes d’une gaine protectrice, la myéline, qui permet la transmission rapide de l’influx nerveux. Deux types de cellules produisent la myéline; les oligodendrocytes et les cellules de Schwann. La démyélinisation se produit lorsque cette gaine protectrice est détruite; la fonction nerveuse est alors compromise. Bien que la démyélinisation est surtout associée à la sclérose en plaques, elle est aussi impliquée dans d’autres troubles neurologiques et psychiatriques tels que la schizophrénie et les lésions à la moelle épinière. Le terme substance blanche décrit aussi les parties du cerveau et de la moelle épinière qui contiennent beaucoup de fibres nerveuse myélinisées. C’est la substance blanche qui a la responsabilité de transmettre l’information dans le corps.

L’objectif de Dre Miller et de son équipe est de tenter de réparer les dommages faits aux cellules démyélinisées en utilisant une approche basée sur l’utilisation de cellules embryonnaires. Dans le cadre de cette recherche, des oligodendrocytes et des cellules de Schwann embryonnaires seront transplantés dans une moelle épinière endommagée afin de voir s’il se produira une remyélinisation et une amélioration subséquente de la fonction nerveuse.

Résultats

Les cellules souches procurent une toute nouvelle source de cellules pour la réparation du cerveau et du système nerveux endommagés. Dre Miller et son équipe ont constaté que des cellules souches isolées du derme, la couche interne de la peau sous l’épiderme, peuvent générer des cellules du système nerveux qui, lorsque mises dans des souris avec des lésions de la moelle épinière, rétablissent fonction et mouvement aux membres. La prochaine étape du projet tentera de déterminer si les cellules de peau humaine peuvent réparer les lésions sévères et chroniques de la moelle épinière chez les animaux avant de passer à l’étape des tests cliniques.

Impact

Les cellules souches de la peau sont faciles à isoler et ne seront pas rejetées si elles proviennent d’une personne avec une lésion de la moelle épinière comparativement aux cellules d’une autre personne. Les cellules souches de la peau sont donc une source excitante et prometteuse de cellules accessibles dans le traitement des nerfs endommagés.